Claude Lévi-Strauss n’est plus de ce monde, ce monde qu’il n’aimait pas et
où il ne se reconnaissait plus de longue date, qu’il avait délibérément quitté
depuis ses deux accidents à intervalle d’un an qui le laissèrent diminué
physiquement et le cloîtrèrent chez lui. Il allait avoir 101 ans. Il a réussi,
malgré ce grand âge, cet âge qu’il n’aurait pas dû avoir selon la formule
délicieusement ironique qu’il utilisait parfois à son endroit, à nous
surprendre, à mourir alors que nous regardions ailleurs, pris dans l’obsédante
frénésie du quotidien. Il nous a quittés sur la pointe des pieds, avec la
délicatesse et la discrétion qui étaient sa marque de fabrique, car il n’aurait
pas aimé être accompagné des pompes de l’État ou même d’institutions
universitaires ou académiques, bien qu’il sût que sa disparition entraînerait
un séisme mondial. C’est vrai que l’annonce de son décès a provoqué une sorte
de vague géante d’intérêt journalistique, un tsunami vite monté et aussi vite
retombé, laissant place pour plus tard à des réflexions reposées sur l’homme et
sur son œuvre. Par son choix, il a protégé sa famille, l’idée qu’il se faisait
de lui-même et même ses collègues et amis, anthropologues en premier, dont il
savait quelle serait l’émotion. Et il est resté fidèle jusqu’au bout à ses
convictions sur l’être au monde et à sa détestation du «mondain».
Cet homme austère, ce grand anthropologue reconnu et admiré, avait donc peu
de goût pour l’humanité. On l’a souvent accusé de misanthropie. Lui-même met en
avant son amertume et ses désillusions. Elles transparaissaient déjà dans Tristes
tropiques en 1955, où il parle de cette «civilisation proliférante et
surexcitée» qui laisse derrière elle «des terrains vagues grands comme des
provinces [...] et un relief meurtri», ou un milieu urbain fait d’ordures, de
ruines, de suintements. Dans Le Magazine littéraire de juin 1993, il
dit: «Je suis pénétré d’une sorte de morale ultime: ‘rien n’est’. Naturellement,
pour vivre, il faut faire comme si les choses avaient un sens; c’est une morale
provisoire pour la vie, mais une morale de deuxième ordre» (Catherine Clément,
«Leçon de structuralisme appliqué», Le Magazine littéraire n° 311,
1993: pp. 22-26). Et ailleurs, dans Jeune Afrique en 1983, il
s’exprime sur la différence entre «le caractère pernicieux de la doctrine
raciste» et le peu de sympathie que des gens peuvent éprouver les uns pour les
autres dans des contextes culturels différents: «Ce qui me semble actuellement
dangereux, c’est, bien sûr, l’homogénéisation de la planète à laquelle on
assiste mais, plus encore, la vertu doctrinale qu’on lui prête. Pourquoi
faudrait-il que tout le monde aime tout le monde? Ce serait nocif... et c’est
impossible», et il ajoute, pour expliquer le peu d’intérêt qu’il a porté aux
sociétés africaines, qu’il s’était toujours senti «l’homme des tropiques vides»
(Jeune Afrique n° 1171, 15 juin 1983: pp. 51-53). A-t-il su, avant de
mourir, que l’Afrique venait d’atteindre le milliard d’hommes?
Paradoxalement, cet homme pudique, réservé, peu enclin aux épanchements,
nous a beaucoup dit sur lui-même et c’est une des raisons, je crois, qui
rendent son œuvre à la fois intellectuellement excitante et si attachante. Il
l’a fait aussi bien dans ses ouvrages que dans son enseignement (dont une
grande et mémorable partie a été dispensée dans le cadre de la VIe
section de l’EPHE, devenue ensuite l’EHESS) et dans les nombreux entretiens
qu’il a accordés. Au-delà de ce pessimisme fondamental dont j’ai fait état («Le
monde a commencé sans l’homme et s’achèvera sans lui», Tristes tropiques),
nous savons qu’il aurait aimé être peintre ou architecte de théâtre, qu’il
aimait et savait bricoler le bois et aller à la cueillette des champignons,
qu’il n’aimait pas l’écriture, tâche exténuante, que la musique l’accompagnait
au quotidien au point qu’il a construit certains de ses ouvrages selon des
conceptions musicales, qu’il n’avait pas apprécié les événements de 1968, qu’il
préférait le shintoïsme («qui ne trace pas de lignes de démarcation entre le
végétal et l’animal, ni entre l’homme et l’animal») au bouddhisme, qu’il était
séduit par le Japon où il alla pour la première fois en 1977, qu’il préférait
Rousseau à Diderot, et bien d’autres choses encore que je ne peux toutes
énumérer. Tout cela circonscrivait une figure, fermement dessinée, impérieuse
même, avec laquelle on pouvait ne pas être d’accord mais qui en imposait. Avant
qu’il prenne sa retraite, lorsqu’il prenait la parole lors des assemblées de
l’École, certains de ses contemporains se souviendront de l’impressionnant
silence dans lequel il était écouté. Car sa voix, un peu voilée mais pourtant
fermement timbrée, était de celles qu’on n’oublie pas et son discours, tendu
comme un arc, économe d’effets, avait l’art, malgré l’agencement complexe des
phrases, de toujours retomber impeccablement sur ses pieds.
Tout aussi paradoxalement, cet homme pudique et distant en apparence était
aussi un homme attentif, fidèle et fondamentalement sensible, qui prenait à
cœur les problèmes de ses proches quels qu’ils fussent et les aidait
discrètement à les résoudre, et qui ressentait avec émotion les attentions
qu’on lui témoignait. Le nombre de personnes qui, ayant croisé sa route, en ont
tiré un grand bénéfice dans l’orientation de leur vie est plus grand qu’on ne
l’imagine. J’en ai connu moi aussi les effets : si je ne l’avais pas rencontré
en 1955 et si je n’avais pas toujours trouvé un appui intellectuel auprès de
lui, je ne serais pas ethnologue ni ce que je suis devenue. Pourtant, il n’a
jamais voulu faire école ; il n’a jamais dicté sa loi. Ceux qui se ressentent
tels peuvent se dire son disciple, mais il n’y a pas eu d’école structuraliste
ou lévi-straussienne de pensée, organisée par lui volontairement. Il a vu
d’ailleurs avec déplaisir se faire des amalgames dans la presse entre la
méthode structurale qu’il mettait au point en anthropologie et des
«applications» (ou ce qui était perçu ainsi) par d’autres auteurs ou dans
d’autres disciplines : Lacan, Foucault, Derrida...
Il y a de plus deux structuralismes chez Lévi-Strauss. On pense le plus
souvent à celui des Mythologiques, cette tâche immense à laquelle il
s’est astreint jour après jour pendant des années où sur un ensemble restreint
de variantes de mythes indiens (Amérique du Nord et du Sud), il met en
application une méthode complexe où ce qui compte, ce sont les relations
qu’entretiennent entre eux les objets et non les objets eux-mêmes, en utilisant
pour les décrypter des codes – dont l’existence est universelle si les
ordonnancements internes et les focalisations sont particulières – : codes
alimentaires, culinaires, sexuels, animaliers, spatiaux ou temporels, etc. Il
met ainsi en évidence le mouvement de la pensée qui conduit à l’élaboration
culturelle du mythe dans ses variantes comme «pâte feuilletée» («Marcel
Detienne, par-delà l’hellénisme: expérimenter et comparer», entretien avec
Charles Illouz et Alexandre Tourraix, Genèses 73, déc. 2008: pp.
97-114.); ce qu’il explique, eu égard aux catégorisations binaires qu’il fait
apparaître comme majeures, par le fonctionnement du cerveau, lequel non
seulement fonctionne de la même manière partout et dès les origines (ce qui est
indubitable), mais encore travaillerait de façon structurelle comme un ordinateur,
en mode binaire, imposant ainsi cette marque de fabrique à la création mythique
en particulier (ce qui est aujourd’hui totalement controuvé).
Le structuralisme à l’œuvre dans les Structures élémentaires de la
parenté est de nature différente. Il s’agit de retrouver un ordre
sous-jacent dans le désordre et le fouillis apparent des usages des sociétés
étudiées par l’histoire et par l’ethnologie. Il y parvient, au moins pour les
structures élémentaires de l’alliance, en découvrant des lois qui gouvernent
les choix matrimoniaux, grâce à la mise en évidence de composantes discrètes en
nombre limité dont les combinatoires, bien qu’offrant toutes sortes
d’adaptations locales, sont elles aussi en nombre limité. C’est, on le voit,
une approche d’une autre nature que celle des mythes, dans son but et dans ses
modes de réalisation.
Naturellement les théories de Claude Lévi-Strauss n’ont pas été approuvées
sans réserve. Dans certains cas – je pense à l’atome de parenté ou à la formule
canonique des mythes –, il put y avoir des débats fort abscons. Sur la question
de l’alliance matrimoniale, il y a toujours débat entre ceux qui récusent la
notion d’échange et les autres, ou entre ceux qui postulent l’existence de
stratégies collectives obéissant à la norme et ceux qui ne voient que le simple
effet cumulatif de choix individuels. Dans la Conférence Marc Bloch qu’il
prononça en 1984, Claude Lévi-Strauss exposait le débat en ces termes : «Ce que
nous prenons pour une structure sociale d’un type particulier ne se réduit-il
pas à une moyenne statistique résultant de choix faits en toute liberté ou
échappant au moins à toute détermination externe? […] Cette critique, qui
traîne un peu partout, s’inspire d’un spontanéisme et d’un subjectivisme à la
mode. Faudrait-il donc renoncer à découvrir dans la vie des sociétés humaines
quelques principes organisateurs, n’y plus voir qu’un immense chaos d’actes
créateurs surgissant tous à l’échelon individuel et assurant la fécondité d’un
désordre permanent ?» Nous connaissons sa réponse à la question.
Ces critiques que j’ai privilégiées ici s’en prennent au cœur même du
système de pensée lévi-straussien: il existe un ordre sous-jacent au désordre
empirique et le social, construit par l’homme, n’est pas différent sur ce plan
des champs des sciences physiques, de la nature et du vivant. Ces critiques
toujours actuelles sont exactement de même nature que toutes celles qui, au
cours des décennies précédentes, ont opposé la pensée de Sartre à celle de
Lévi-Strauss, ou opposé l’attitude historienne qui privilégie le changement à
une attitude anthropologique qui privilégierait l’immuabilité de la structure,
ou encore les tenants de la diversité à ceux de l’universalisme. C’est un jeu
de gigogne sur des attendus et des niveaux différents mais où s’incarnent
toujours d’un côté l’individu (ou l’événement), de l’autre la norme collective
(ou la structure). Les débats, qui ont fait rage parfois, ont culminé, me
semble-t-il, dans l’incompréhension de bien des lecteurs de ce qui leur a paru
être une contradiction ou un virement de bord de la pensée de Lévi-Strauss
lorsqu’il publia à l’Unesco, Race et culture après avoir publié Race
et histoire : on l’accusait en gros de passer de l’universalisme au
relativisme. Il n’en était rien mais dans cette dichotomie forcée on oubliait
que le postulat majeur (dialectique ?) de Lévi-Strauss est celui-ci, du moins
tel que je le conçois : il ne peut y avoir de recherche d’un universalisme sous
différentes formes (lois, invariants c’est-à-dire questions qui se posent à l’humanité)
que s’il existe une diversité et une hétérogénéité – c’est-à-dire une
différentiation culturelle reconnaissable, évidemment respectable, mais aussi
transformable et mobile – entre sociétés. L’anthropologie structurale se doit
de tenir comme nécessaires les deux bouts de la chaîne.
Il n’est pas possible, dans le cadre de cet article, de faire le tour des
apports de Claude Lévi-Strauss et des questionnements parfois acerbes qu’il a
suscités. Je voudrais néanmoins insister sur le fait que la plupart sont d’une
très grande importance, tant intellectuelle que politique, à l’heure actuelle.
Il est d’autres questions, plus clairement anthropologiques, qui restent à mes
yeux en suspens : pourquoi n’a-t-il pas voulu étendre la capacité explicative
de la méthode structurale d’analyse des mythes à d’autres régions du monde que
le continent américain ? Ou comment se fait-il que dans son modèle théorique de
la construction du social à partir de la prohibition de l’inceste – seule loi
universelle à ses yeux-, il n’ait pas vu qu’il fallait qu’existât et
fonctionnât simultanément une «valence différentielle des sexes» (que j’ai mise
en évidence par la suite) dont l’existence est absolument nécessaire pour que
les hommes aient eu le droit de disposer de leurs filles et de leurs sœurs pour
les échanger contre celles d’autres hommes, – loi également universelle mais
qui fut considérée longtemps comme étant un fait de nature alors qu’elle relève
de l’interprétation cognitive de quelques faits «butoirs pour la pensées», et
qui peut changer puisqu’elle fut agencée par l’esprit des humains.
L’œuvre de Claude Lévi-Strauss nous surplombe. Elle est, pour tous les
intellectuels, d’une richesse et d’une force telles que, nonobstant les
critiques fondées sur des lectures parfois trop rapides ou sur des
incompréhensions fondamentales qui ne peuvent disparaître qu’après
illumination, nous ne pouvons, nous anthropologues, que l’avoir à l’horizon de
nos propres démarches, obligés que nous sommes, à un moment ou à un autre, de
nous confronter à elle.
Mais l’homme aussi demeure, avec ses troublantes ambiguïtés face au monde
dans lequel il vivait. Celui que je préfèrerai toujours, ce n’est pas l’homme
courtois au regard perspicace dont l’abord impressionnait toujours, c’est celui
qui, devant un petit groupe de Nambikwara nus, entassés et endormis sous un
pauvre abri de feuilles contre des pluies torrentielles, ressent un sentiment
profond de compassion à l’égard de cette «humanité si totalement démunie» où se
retrouve cependant «quelque chose comme l’expression la plus émouvante et la
plus véridique de la tendresse humaine», Tristes tropiques.
Où l’on voit que la froideur et l’insensibilité mythiques de Claude
Lévi-Strauss sont vraiment des légendes, et son amertume à mettre au compte de
son déchirement entre l’image solitaire de la tendresse dans le dénuement et
celle, globale, de la corruption organisée.
Scolari e contadini nel
Molise degli anni Venti. Storie di un altro mondo*
Un popolo che si specchia
Gente buona è un piccolo libro, con un titolo semplice e intenso, che
colloca gli abitanti del Molise, quasi per definizione, in una dimensione
morale, quella della bontà, che ha qui i tratti evangelici di modestia, di
solidarietà, di severità di vita. Gente buona fu pubblicato nel 1925, scritto da un uomo di scuola, un
intellettuale-maestro: Eugenio Cirese. Fu scritto per la scuola, come un
‘sussidiario’. Cosa significa ripubblicarlo nel 2007? E cosa esso rappresentava
quando uscì? Sono le due ragioni alle quali dedichiamo questa prefazione.
Tentiamo intanto una prima sommaria risposta. Nel 2007 il Molise è regione
consolidata, si sono venuti accentuando i tratti della sua identità, siti di
emigrati, album di canti popolari, mostre e libri (1), dibattiti sui beni
culturali e la stessa Università del Molise ha posto al centro del proprio
farsi questi temi. Il libro Gente buona consente di guardarsi allo specchio nella distanza di
tempo, e nei grandi cambiamenti avvenuti negli 80 anni trascorsi. Inoltre
consente di avere una più completa immagine dell’autore, Eugenio Cirese, ora
che, attraverso la pubblicazione delle sue poesie dialettali, la sua opera è
stata riconosciuta e ha cominciato a entrare nella memoria anche delle nuove
generazioni, diventando anch’essa un aspetto del nuovo Molise. Quando uscì Gente
buona era un libro che aveva
alle spalle e rinnovava una tradizione di studi meridionalisti e regionalisti
che costituisce uno dei tratti di lungo periodo del dibattito sull’identità
italiana. Aveva alle spalle gli intellettuali del ‘Regno’ che si erano posti il
problema del Molise e del Sud, e poneva il nuovo problema di far diventare
comune, attraverso la scuola di base, la preziosa differenza che la regionalità
costituiva nel quadro dei nuovi programmi scolastici di quegli anni, come
aspetto di quella ‘itala gente dalle molte vite’ che G. Carducci aveva indicato
alla radice della storia del nostro paese. Gente
buona è in questo senso un
punto di riferimento, sia lo si guardi dal passato, sia lo si guardi dal
presente. La sua uscita attuale pone anche il problema, a distanza di tanti
anni, se nel mondo globale tecnologico e consumista questo popolo regionale
mutato è ancora gente buona. Ma vediamolo intanto nella sua natura di testo.
Culture elementari
Cosa è Gente
buona ? Un libro che parla del
Molise, o meglio della sua gente, pubblicato nel 1925, dotato di 231
pagine, per l’editore Giuseppe Carabba di Lanciano, corredato dalle fotografie
di Alfredo Trombetta. Un libro piccolo per dimensioni, pressoché tascabile (12
cm x 18 all’incirca) che reca la scritta in copertina: “sussidiario per le
scuole del Molise”, e nella prima pagina interna l’aggiunta “Programmi 11
novembre 1923”, e inoltre “Libro di testo approvato dal Ministero della P.I.”.
Ma cosa è un
sussidiario? Un manuale per le scuole elementari che contiene elementi di tutte
le materie insegnate. Di fatto è una raccolta di scritti vari, dai racconti
alle poesie, alle misure tradizionali, alla storia, alla geografia, legati in
questo caso al territorio regionale. Il contesto in cui questo sussidiario si
colloca è stato sintetizzato da Alberto Mario Cirese, studioso illustre di
storia delle tradizioni popolari e di antropologia culturale, e figlio di
Eugenio, nel quadro del
“…fiorire di libri
di lettura a carattere regionale sollecitati dalla riforma scolastica del 1923
(nota come Riforma Gentile) che per ispirazione di Giuseppe Lombardo Radice
intendeva introdurre dialetti e tradizioni nell’insegnamento elementare…si
ebbero così pubblicazioni isolate o addirittura collane (come quella diretta da
Luigi Sorrento) che costituirono panorami dei fatti folklorici regionali
talvolta non privi di interesse, anche se ovviamente di carattere puramente
ricapitolativo e descrittivo”(2).
Nella collana
diretta da Sorrento erano usciti volumi sul Trentino, Veneto, Sardegna, Venezia
Giulia, Puglia, nel 1925, sulla Romagna, Lombardia, Toscana, Abruzzo, Sicilia
nel 1926, Piemonte e Calabria nel 1927 .
Con grande tempestività nel 1924 era uscito Il
Molise. Almanacco regionale,
realizzato da Berengario Amorosa, “Libro sussidiario per la cultura regionale”
pubblicato da A. Mondadori in un quadro nazionale (3). Di ulteriori volumi
relativi al Molise dà notizia Giulio Di Iorio nella sua prefazione alla nuova
edizione anastatica del volume di B. Amorosa (Associazione Culturale Pasquale
Vignola, Riccia, 1990). Egli sottolinea anche che in pochi anni le iniziative
didattiche regionaliste vennero spegnendosi per ragioni politiche e che gli
stessi protagonisti della Riforma si ritirarono dalla scena .
Si potrebbe dire
che in questi anni si producono dei piccoli monumenti delle culture regionali
per gli studi elementari, potremmo definirli ‘culture elementari’,
giocando anche sul fatto che la nozione di ‘elementare’ in forma avverbiale fu
proposta da Benedetto Croce e ripresa negli studi italiani nella modalità dell’
”elementarmente umano”, idea legata anche alle pagine di Vico di una immagine
semplice e universale dei tratti comuni dell’umanità. A questa idea non è
estraneo Gente buona per le ragioni che il suo titolo mette in evidenza, e che
lo avvicinano a una idea di moralità della vita quotidiana e di ‘buon senso’
(anche questo concetto è stato elaborato da Alberto M. Cirese in una direzione
come quella che qui sottolineiamo), mentre il suo obiettivo è quello di rendere
esplicita agli scolari, e attraverso di loro alle famiglie, questa valenza
positiva per aiutarla poi ad aprirsi alla modernità e al cambiamento senza
perdere umanità e valore morale.
Elementare è anche
la formazione primaria, la ‘missione culturale’ dei maestri, in interscambio
tra cultura generale e ‘popolo’. Il maestro è stato ed è ancora il principale
‘mediatore culturale’ prima ancora che questo termine fosse immaginato. Il
ruolo della intellettualità meridionale e dei maestri è stato di grande rilievo
nel dibattito del ‘900 e ad esso si è riferito Antonio Gramsci nella sue pagine
inedite su La questione meridionale e in molti appunti de I Quaderni
del Carcere facendo
riferimento a Croce, a Salvemini, a Dorso (4). Cultura elementare dunque anche
come gesto primario di mediazione culturale, di avvio di una relazione
popolo-intellettuali e di una idea di ‘coscienza nazionale’ che passi per le
identità regionali. Nel lessico degli studi contemporanei Gente
buona è un libro su come
‘immaginare nazioni’ attraverso regioni, e immaginare regioni in un contesto
nazionale. Fa parte degli strumenti di una egemonia, ed è interessante
esaminarne le modalità. La grande mediazione tra ceti dirigenti e colti e
popolo in funzione nazionale e regionale, la ‘nazionalizzazione delle masse’ ma
in una stretta connessione e molto italiana con una sfera di affettività e di
‘patrie locali’ che potremmo ascrivere a un processo di ‘regionalizzazione
delle masse’ è uno dei temi forti che sottendono Gente
buona e la produzione
regionale per la scuola. La mia idea è che questi specifici modi di mediazione
si siano collocati nel lungo periodo in un clima di valore del decentramento e
delle identità storiche dell’”itala gente dalle molte vite” che ha costruito la
specificità europea dell’Italia ( anche rispetto alle analisi attuali del ruolo
degli stati nazionali nel mondo globale), ed ha prodotto resistenza verso le
‘egemonie’ centraliste, del fascismo ma anche di altre e ulteriori tendenze. Va
sottolineato, seguendo l’indicazione dello storico Anderson (5), che le
nazioni sono ‘comunità immaginate’, ponendo l’accento sull’astrattezza della
nazione esperibile e sull’importanza della comunicazione e quindi della
partecipazione - identificazione per il definirsi dell’identità nazionale, egli
evidenzia implicitamente anche una regionalità immaginata e perfino una
‘cittadinità’ immaginata, essendo la famiglia e il vicinato il mondo esperito.
In questo senso la molisanità di Eugenio Cirese è una costruzione culturale che
suppone per definirsi l’esistenza di un retroterra culturale, una tradizione
(D’Ovidio, Cuoco, Galanti) che la renda pensabile, e di strumenti di mediazione
che la diffondano e la facciano diventare, tra questi importantissimo il libro
della scuola elementare che – come in questo caso – raccoglie la tradizione
orale e la restituisce ai portatori attraverso la scrittura e l’apprendimento
da parte dei figli, e costruisce quindi una consapevolezza immaginativa, una
regionalità ‘immaginata’, comune. Nel caso di Cirese al centro di questa
identità sta la vita quotidiana il cui ciclo di vita, di morte, di
stagioni e di lavoro, di affetti valori e orizzonte morale, e di paesaggio
naturale e culturale costituisce il mondo della ‘gente buona’, questo orizzonte
viene condiviso anche attraverso la lingua, la parlata, il dialetto, il senso
del ciclo dell’anno e della vita che traversano e ripetono le generazioni. In
forte anticipata sintonia con quella ‘poetica della vita quotidiana’ che
caratterizzerà la poesia più matura di Cirese, è come se qui cercasse in una
prosa poetica didattica di sgrossare una prima poetica della vita comune.
Genealogie intellettuali tra cosmo e campanile
Quando Gramsci
scrive in carcere i Quaderni e riflette sul meridionalismo e il regionalismo si
riferisce a delle genealogie di intellettuali che fanno da cornice a tutti i
sud e isole, ma che non sono specifici rispetto al territorio molisano, si
tratta dei Napoleone Colajanni, Giustino Fortunato, Guido Dorso, Gaetano Salvemini
etc... Probabilmente questi nomi sono anche nell’orizzonte degli intellettuali
molisani cui qui ci si riferisce, ma più specificamente essi, gli autori dei
due principali sussidiari regionali, Amorosa e Cirese, sono legati a una
immaginazione della regione sulla base di una loro speciale genealogia di
intellettuali molisani e a una idea di ‘patria molisana’ che emerge dai molti
riferimenti nei loro libri, ma già e fortemente dalla dedica che D’Ovidio
scrive per Gente buona e dall’esergo dello stesso D’Ovidio che apre Il
Molise. Almanacco regionale
di Amorosa:
“O giovani, amate
questa nostra Terra natale. Amatela benché modesta! Amatela perché modesta!
Tenete sveglio deliberatamente in voi l’affetto per ogni sua gloria passata,
per ogni sua benemerenza presente, per ogni sua speranza futura”.
In Gente
buona D’Ovidio invita a darsi
da fare per valorizzare il Molise e non delegarne l’azione ai rappresentanti
politici, non credano – dice – i molisani “Potersi il patriottismo esercitare
per delegazione e per procura!”.
Vi è dunque nei due
autori una militanza regionale ispirata a intellettuali fondatori dei quali il
filologo D’Ovidio è riconosciuto il maestro, intellettuali diversi per storia
che sono poi oggetto di valorizzazione e di storia patria regionale e nazionale
nei due sussidiari . La prima generazione di intellettuali molisani è legata ai
nomi di Galanti, Longano, Cuoco, Zurlo, Pepe, che per ragioni diverse
rappresentarono un Molise fiero della propria identità ma anche attivo e aperto
alla scena nazionale e internazionale. E’ nella opera di Alberto M. Cirese Saggi
sulla cultura meridionale. Gli studi di tradizioni popolari nel Molise (Roma, De Luca, 1955) che questa genealogia trova il suo
significato sia sul versante delle tradizioni popolari sia su quello più ampio
della cultura territoriale. In un bilancio dei due libri sul Molise nel quadro
storico della cultura regionale Cirese scriveva:
“…furono libri seri
e coscienziosi. E se l’uno, quello di Berengario Amorosa, ebbe maggiore
abbondanza documentaria, come era nella natura e negli orientamenti di chi
aveva dato al Molise già da vent’anni la prima seria ed ampia silloge di
tradizioni popolari, nell’altro, quello di Eugenio Cirese, secondo la natura
appunto di lui che lavorava a dare voce poetica al dialetto, c’è come la
continuata narrazione di quel mondo regionale di gente non pittoresca ma densa
di umanità, di «gente buona» appunto; e a questo libro si legherà una
generazione di scolari e di insegnanti, e si preparerà così anche per questa via
il terreno alla collaborazione che da ogni parte del Molise essi daranno dopo
venti anni alla raccolta dei canti popolari. E fu questo libro, anche uno dei
tramiti per cui Francesco Jovine si affezionò senza mai incontrarlo al poeta in
dialetto, lui che sarà il romanziere del Molise…”(p.97). Si noti come in questo passato è ben
delineata una storia delle generazioni intellettuali rivolta al futuro, con
l’Amorosa più anziano che va in pensione negli anni ‘20, il Cirese più giovane
che ha in parte preso il testimone di Amorosa ma che apre un processo più ampio
di valorizzazione delle tradizioni sul piano della poesia dialettale e dei
canti popolari, entrambi incardinati nella storia dei Galanti, Cuoco, Pepe,
fino a D’Ovidio, che fornirono visione nazionale entro quella della patria
locale, e severità di studi. A Cirese farà poi riferimento Iovine, testimone e
punto di richiamo della generazione postfascista e neorealista in cui verrà
iscrivendosi anche la rivista La Lapa che veniva fondata a Rieti, ma con la memoria
ancora molisana, da Eugenio Cirese insieme con il figlio studioso di tradizioni
popolari e antropologo Alberto Mario. Io ho incontrato Silone prima e Iovine
poi per immaginare da giovane sardo il mondo dell’Abruzzo e del Molise, per
poterlo amare come significativo di storie diverse ma accomunate dall’Italia
come comunità degli uomini di una nazione che si lascia amare, dalla mia
generazione, soprattutto per la sua pluralità.
Una poetica degli umili
Sfogliando le
pagine di Gente buona senza voler tenere conto del Cirese poeta e del suo valore
maturato soprattutto nelle poesie degli anni ‘40 e ’50 del Novecento, si coglie
l’afflato di un intellettuale regionalista diffidente verso il centralismo,
anche se fiero dei fondatori della patria che ne fanno la storia comune, che
pone la quotidianità e il ciclo della vita al centro di una poetica degli
umili. Essa è ‘introdotta’ dalla nozione di ‘modestia’, anch’essa morale e
francescana, alla quale si riferisce D’Ovidio introducendo il libro di Amorosa.
Sono qualità in forte contrasto con quel che succedeva intorno, col
dannunzianesimo, col fascismo, ma anche con lo spirito del decadentismo.
Nel 1925 il
fascismo è ancora un regime parlamentare, ma ha già mostrato la sua durezza e
la protezione alle feroci persecuzioni degli oppositori. Di esso non c’è
traccia in queste pagine. Come se fosse fuori dal tempo delle scuole elementari
e della mediazione tra grande mondo e piccoli mondi locali. In quegli anni
l’assenza di traccia è già una poetica della distanza. Cirese è però un uomo
del suo tempo vive dentro la storia drammatica di quegli anni, e quella
anch’essa forte degli intellettuali e dei poeti, con il dannunzianesimo, le
poetiche pascoliane, e la cultura coloniale. Nelle sue pagine si coglie quella
condivisione del colonialismo per i destini dell’Italia che fu anche di Pascoli
e di diversi intellettuali, che vedevano, in termini che oggi appaiono del
tutto incomprensibili, il colonialismo nel tempo in cui questo veniva visto
come fattore di progresso e di civilizzazione. Il libro d’altronde nasce con
una sua temporalità, legata al ciclo scolastico, che a sua volta si lega al
ciclo dell’anno, al calendario e al ‘lunario’ della vita comune che non muta a
giorni o ad anni, che si dispiega in modo ciclico e privilegia i tempi lunghi
sia della vita che delle trasformazioni istituzionali e dei miti fondatori.
Nell’educare i
giovani si propone una idea generale dell’uomo e della memoria .
Le linee che la
specificano sono date dagli eroi, i grandi intellettuali, le radici italiche e
romane, il medioevo come tendenza all’unità, il risorgimento e la grande guerra
come suo compimento. C’è un nodo tra popolazioni italiche e Roma che percorre
tutto l’Ottocento, la problematica delle mescolanze prima in età romana e poi
nel medioevo tra popolazioni diverse. Il Molise contemporaneo è visto
continuare un dialogo, un’unità e una differenza che continua, quella dei
‘sanniti’, etnia fondativa del territorio inteso come ‘patria locale’. La gente
sannita del Molise ha una cifra geografico stilistica, ha i suoi intellettuali,
la ‘fatìa’ dei suoi lavoratori e dei suoi contadini. E’ in fondo l’uso
regionalistico – che fu fatto anche da Loria ed altri intellettuali italiani -
di quel tema della ‘itala gente dalle molte vite’ che Carducci aveva proposto
nella poesia La chiesa di Polenta del 1897 (in Rime e ritmi, 1998).
"…Itala gente da le molte vite, dove che albeggi la tua notte e
un’ombra vagoli spersa de’ vecchi anni, vedi ivi il poeta…… …salve chiesetta del mio canto! A
questa madre vegliarda, o tu rinnovellata itala gente da le molte vite, rendi la voce de la preghiera: la campana squilli ammonitrice: il campanil risorto canti di clivo in clivo a la campagna Ave Maria….”
Nei vari paragoni
tra le genti vinte e poi mescolate e l’unità del vino che mescola uve diverse,
e la pacificazione delle genti che si erano combattute, resta in Carducci una
ambiguità tra modello nazionale concluso e ibridazione finita delle genti
italiche in un’unica stirpe, e invece la permanenza della diversità dentro
l’unità, che fu la scelta di interpretazione di Loria, e che anche qui si
coglie attiva nelle pagine di Cirese.
Quando questi
scrive come esergo, insieme a due brani da Virgilio e da Carducci che elogiano
l’agricoltura come risorsa fondamentale, quattro versi che nascono con il libro
e ne illustrano il titolo:
Chest’è la terra de la bona genta che penza e parla senza furbaria vò bene a la famiglia e lè cuntenta, veste all’antica, tira a la fatia
non vuole negare
che altri popoli regionali abbiano caratteristiche simili a quelle molisane, ma
vuole invece assumere il punto di vista interno alla comunità narrativa, il
noi, il vicino, e ‘chest’è’ sta ad indicare proprio il ‘noi siamo’, la deitticità, la
presenza contigua delle persone di cui si parla per conoscenza partecipata, e
comunità identitaria costruita attraverso la tradizione intellettuale e la
comunanza linguistica.
Un sussidiario è fatto di informazioni
Ma la struttura del
testo, e la sua comunicazione, è basata sull’apprendere nozioni basilari, entro
il ciclo dell’anno, quello delle stagioni e quindi dei mesi. Esso si propone
‘da scuola a scuola’ ovvero da un’apertura di scuola a un’altra, capodanno
scolastico. Allora da era ad ottobre.
Le statistiche
insegnano la consistenza e la differenza delle popolazioni, le Fiere e mercati,
contrappuntano il tempo locale e i commerci, le date storiche legano il
calendario del tempo ciclico con quello lineare, in cui si dispiegano gli
antenati fondatori della nazione e quelli fondatori della patria locale. Ma
occorre sapere e conoscere anche pesi e misure, notizie dell’agricoltura sul
cui progresso si investono i destini futuri del territorio, e ovviamente
Geografia e Storia, meno ovviamente Igiene e Pronto soccorso, e quindi
tradizioni popolari, proverbi, racconti e poesie,
leggende, notizie
dell’economia locale. Il libro è ricco di gite e di passeggiate, esplorazioni
della propria campagna e della città raggiunta con ‘un’ automobile ancora
‘italiano’ e di sesso maschile (oggi avremmo detto pullman o autobus, intanto
l’automobile è diventata femminile).
Il sussidiario è
scandito dalle stagioni, ma l’indice si organizza nei mesi e nei temi trattati,
le durate sono piuttosto diverse, passando dal minimo delle 13 pagine di aprile
al massimo delle 28 pagine di giugno. La storia è presente come attualità della
guerra in Africa, come memoria vicina e fondatrice della Guerra Mondiale, e
come memoria storica organizzata soprattutto intorno al Risorgimento e ai
personaggi fondatori della nazione, ma la memoria storica va anche al passato
della storia d’Italia a Roma e alle tribù italiche, ai ‘sanniti’, come antenati
dell’identità locale, e quindi alle arti e lettere dalla nazione e della
regione, dentro una idea di storia patria, ma più di questa attenta al valore
della cultura regionale, alla sua specificità di paesaggi e lingua, di
relazioni umane e di lavoro. La storia locale non si risolve nella storia
patria, vi aderisce ma portando il suo proprio patrimonio sia di apporti alla
storia comune, sia di differenze dalla comune cultura.
dicembre
Prendiamo ad
esempio il mese di dicembre, la scrittura scorrente sulla destra della pagina
in alto lo colloca nell’inverno, a sinistra è ricordato il nome del mese.
Il capitolo-mese si
apre con un racconto-resoconto della vita quotidiana “ Lunghe file di asini e
di muli, carichi di legna, scendono a fatica tra i viottoli e il fango dei
sentieri”. La semina è finita si aspetta la neve e i bambini cantano
filastrocche, è tempo di Natale e si preparano biscotti ripieni e pizze dolci.
Il testo comincia
nell’orizzonte del ciclo della vita, anche se ha per alcuni aspetti il ritmo
della piccola etnografia, quasi visiva, come nell’incipit che abbiamo appena
citato. Ai bambini viene proposta una atmosfera calda e accogliente, una
immagine della famiglia legata al focolare (la nonna) il forno dei dolci (la
mamma), un’idea religiosa e edificante del Natale. Segue poi una introduzione
geografico ambientale su Capracotta m.1421 e il suo terribile inverno sotto la
neve. Quindi alcune forti indicazioni di igiene relative al contagio e contro
lo sputare (un vizio, se diventa un bisogno usare la ‘sputacchiera’). Si
suggerisce quindi l’importanza della attività ginnica. E mentre la sputacchiera
è un oggetto in via di scomparsa la ginnastica è in via di affermazione nella
prospettiva del tempo futuro. Vi sono notizie sull’avvelenamento da funghi che
fanno riferimento alle pratiche correnti di assistenza e pronto soccorso.
Quindi la geografia riprende in mano il discorso ponendo al centro la provincia
di Campobasso e il Molise come provincia-regionale (“una delle province più montuose
e accidentate d’Italia…” ma “La regione serbò sempre una certa unità
etnografica…”).
Quindi gli
zampognari in un testo di G. Spagnoletti (il sussidiaro è anche una antologia
di testi letterari) e una poesia di Eugenio Cirese stesso “La pastorale” dedicata
all’interiorità della tradizione del Natale, ma con un cenno anche al venir
meno della tradizione degli zampognari. Quindi la storia di Campobasso (chissà
se si può sempre dire che è “tra le più belle cittadine del Mezzogiorno
d’Italia”), e le industrie di vivace artigianalità: acciaio, liquori, terre
cotte, laterizi,. Il settore ‘arti’ è dedicato alla casa Editrice Colitti, al
fotografo Antonio Trombetta e a suo figlio Alfredo che ha dato le foto per il
volume, e a Francesco D’Ovidio letterato, presidente dell’Accademia dei Lincei,
e quindi pittori, scrittori (presenti anche nelle pagine antologiche del
volumetto) e musicisti . Tra le ‘glorie nostre’, c’è Baldassarre Labanca
filosofo e accademico. Dicembre finisce con un aneddoto (tratto da una raccolta
dello stesso autore), con i ‘detti antichi’ in molisano e un resoconto delle
fiere che si svolgono nel mese nei tre circondari di Campobasso, di Isernia e
di Larino.
Il mese era
anticipato da una sorta di promemoria di eventi importanti nei giorni del mese
in tempi storici diversi: ad es. “1 dicembre 1860. Vittorio Emanuele II fa il
suo ingresso a Palermo
“13 dicembre 1545
Papa Paolo III riunisce il Concilio di Trento”, “28 dicembre 1908. Il terremoto
distrugge Reggio e Messina”.
Sono innesti del
tempo lineare entro le finestre del tempo ciclico dei mesi.
Il testo scritto è
poi contrappuntato da foto di montagna e sci, ritratti, panorami, e alcune foto
di interesse quasi etnografico (i ‘pignatari’, la fiera) di Alfredo Trombetta,
e una riduzione di un’opera pittorica. Vi sono anche alcune mappe stradali del
territorio.
Si vede quindi che
il sussidiario si vien caricando dei significati moderni che sono propri anche
della ‘guida’ e del lunario. In un certo senso il popolo ‘riflessivo’ cui si
destina il sussidiario deve riconoscersi nei valori regionali dei suoi ‘eroi’ e
nella saggezza tradizionale della gente, nel mondo nazionale più ampio, e nella
nuova modernizzazione che potenzia il primo e il secondo aspetto. In tale senso
il sussidiario è interno a una cultura che si vuol far riconoscere e non
disprezzare e come tale è una sorta di lunario, fa parte di una prospettiva
popolaristica che la scuola del tempo propiziava in modo lungimirante, ma
invita i propri destinatari ad entrare anche nella nazione e come tale è una
sorta di ‘giornale popolare’ di Domenica del Corriere educativamente mirata, e
infine in quanto li invita a entrare nel nuovo mondo della ‘socializzazione
delle masse’ (igiene, turismo, tempo libero) è anche una guida turistica.
Egemonie
Lunario, rivista di
massa, guida sono forse le anime di un qualsiasi sussidiario in un tempo di
transizione come quello degli anni ‘20, in cui grandi processi di
modernizzazione e di socializzazione delle masse avevano sviluppo. In questi
tre aspetti c’è il concetto di ‘mediazione’ culturale che abbiamo proposto
all’inizio, di formazione dei giovani delle classi meno abbienti a una nuova
comunità nazionale e moderna, senza perdere l’identità regionale e quella
rurale. ’Mediazione’ è anche elemento di un processo di egemonia, ma se si
guarda a questo sussidiario, il progetto egemonico che si può intravedere è
legato piuttosto al risorgimento, all’identità nazionale e al modo ‘regionale’
di farne parte, al valore della cultura e degli umili (conquistare la cultura
agli umili e gli umili alla cultura), che non a egemonie più circoscritte e
circostanziate. Questa egemonia è coerente con il progetto della scuola pensato
da Giovanni Gentile e avviato con la collaborazione di Lombardo Radice, ma in
questo esso trova, anche in sede storiografica e pedagogica il suo valore, non
il discredito. Infatti è difficile storiograficamente descrivere come negative
e fascistizzate le prospettive scolastiche di Gentile e Lombardo Radice in
quegli anni, e, inoltre, la cultura contemporanea tende a superare l’immagine
del fascismo come cesura storica, come ‘bubbone cronologico’, che fu
legittimamente quella post resistenziale, per riconoscere l’operare - pur
contraddittoriamente - in quegli anni, di tendenze internazionali, europee e
italiane di più lungo periodo (qui il regionalismo ad esempio) entro il regime
fascista, così che architetture, pratiche sociali, infrastrutture di quel tempo
sono riconoscibili nella storia europea e non solo condannabili come chiuse
nell’ambito del regime. Il conflitto che la stessa riforma suscitò nei vertici
del fascismo e portò poi all’annullamento delle prospettive dialettali e
regionali fa parte di questo mondo di contraddizioni. La cultura di riferimento
è quella meridionalista non quella fascista, e l’egemonia di riferimento è
forse quella di cui parlava Gramsci nelle note su La
questione meridionale
con riferimento a Croce.
Maestri folkloristi
Notevoli nelle
pagine di Cirese e forse specifici del suo modo di fare sussidiario sono i
rapporti stretti tra dialetto, poesie dialettali, brevi racconti e resoconti di
passeggiate scolastiche. Queste ultime, dialogate e un po’ rousseauviane, come spesso nella pedagogia moderna, mettono in scena
delle piccole etnografie, quasi visive. E’ questa una vocazione anche del
Cirese delle brevi prose del testo, come l’iniziale ‘Vendemmia’ scritta in una
sorta di presente etnografico, e ricca di dettagli.
E’ in questi testi
che noi sentiamo la distanza dal passato, proprio perché essi sono scritti
immaginando i tempi lunghi del ciclo dell’anno:
“Domani i monelli
invaderanno le vigne vendemmiate in cerca di acciàngeri: i piccoli grappoli non visti dalle vendemmiatrici e
ancora penduli tra i pampini”, il lettore coglie sia nel lessico (i ‘monelli’
non esistono più, sono ormai ‘privatizzati’ e ‘automobilizzati’) sia nelle
pratiche descritte e mirate alla parsimonia e all’uso totale delle risorse e
anche ad una sorta di autoregolamentazione delle generazioni, la distanza
epocale che ci separa da quel mondo.
Ci si può domandare
se esiste una cifra specifica dell’apporto di Cirese in questo testo, rispetto
a quello del suo autorevole concorrente Berengario Amorosa, nel solco del cui
insegnamento egli tutto sommato si poneva (6), sembra infatti che gli
ingredienti dei due testi scolastici siano molto simili, e che le differenze
siano piuttosto nel tutto che non nelle parti. Infatti il testo di Amorosa
raggiunge le 335 pagine, a fronte delle 230 di quello di Cirese, dominano
immagini più tradizionali e monumentali, rispetto alle scene di vita
quotidiana, è più sistematico e meno dialogico-narrativo, quindi la vera
differenza sta nel nesso più compatto che nel testo di Cirese si ha tra testi
dialogici e narrativi dell’autore, poesie dell’autore, testi e proverbi in
molisano (non tradotti), fiere mensili e fotografie. Anche Amorosa ha
esperienza e sensibilità etnografiche, ma in ultima analisi è il tratto di
insieme di un autore che è insieme narratore, poeta e scrittore dotato di
sensibilità etnografica che fa la differenza. Ciononostante sul piano
informativo i volumi appaiono per certi aspetti complementari, e certo tali
sono se li consideriamo come fonti documentali ex post, ed è comunque
interessante usarli anche in sede riflessiva (cosa è cambiato? come siamo
cambiati?). Il tema delle differenze di prospettiva e di generazione tra
Amorosa e Cirese è stato trattato in un saggio di Sebastiano Martelli, Berengario
Galileo Amorosa tra cultura regionale e cultura nazionale (7), Martelli segnala in modo convincente l’appartenenza
di Amorosa a una generazione più legata al positivismo e, letterariamente, al
Carducci. Martelli ricorda anche la partecipazione dell’Amorosa, ormai in
pensione, alla Commissione Centrale per la revisione dei libri di testo dalla quale
nascevano i volumi citati, e quindi la sua condivisione del progetto che aveva
Lombardo Radice come riferimento, ma considera infine che “ Cirese si muovesse
assai più in sintonia con le coeve elaborazioni teoriche didattiche di Lombardo
Radice sulle culture regionali e sul ruolo dei dialetti nell’insegnamento” (8)
e in particolare per gli aspetti dialettali (9) e letterari. Sul piano
intellettuale generale questo riferimento può indicare una maggiore presenza
dell’idealismo nella formazione di Cirese, ma a me pare interessante indicare
una analogia o parallelismo tra quel che fu nella letteratura italiana il
nesso di continuità e distacco tra Carducci e Pascoli, e quello invero tra
Amorosa e Cirese. Per molte ragioni sono convinto che Pascoli sia stato uno dei
riferimenti poetici di Cirese letterato (10). In effetti comunque sono per un
elogio ex post di queste opere, che oggi possono anche apparirci dominate dalla
retorica, il mondo è cambiato ed anche le convenzioni retoriche, ma si tratta
di testi che ci dicono qualcosa del mondo degli anni ‘20, delle pratiche di
tradizione, delle speranze di sviluppo, del modo di immaginare la regione e la
nazione e di proporlo alle nuove generazioni. Testi di prosa in molisano come
“Cuoseme” e “Proverbi illustrati”, danno una idea del valore dell’oralità,
delle fonti folkloriche per il maestro di Fossalto, mentre tutti i testi degli
autori che egli sceglie mostrano una disposizione della prosa e della poesia
del suo tempo a una tematica di connessione tra regionalismo e cultura
popolare. Questo aspetto della cultura di Cirese avrà il suo monumento ultimo
nei Canti popolari del Molise del 1953, Cirese diede la luce solo al primo dei due
volumi, in esso le pagine IX- XII dedicate solo all’elenco dei paesi
documentati (63) e dei collaboratori alla raccolta (centinaia) dà l’idea del
monumento alla sua terra che Cirese volle costruire e che lo impegnò lungo
tutta la vita.
Il testo di Amorosa
e quello di Cirese sono ora anche documenti per gli studi storici delle culture
popolari:
“Lunghe file di
asini e di muli, carichi di legna, scendono a fatica tra i viottoli e il fango
dei sentieri”, comincia il dicembre di Cirese, e, con una analogo presente
etnografico “Sulla larga via erbosa passano da alcuni giorni gli armenti. Sono
mandre di pecore che procedono verso la montagna, guidate da pastori a piedi e
a cavallo” racconta nel novembre il libro di Amorosa, ed entrambi ci danno il
senso di essere libri usciti da un ‘altro mondo’ , inabissatosi ormai almeno da
50-60 anni nella smemoratezza. Cirese alterna massime legate alla vita rurale,
con leggende religiose, indicazioni del buon uso rurale o dell’igiene con
pellegrinaggi, personaggi illustri, feste e gite, misure e storia con
informazioni giuridiche e istituzionali, e le gite a piedi o con lo chauffer
mettono insieme tutti questi elementi con la pedagogia praticata in forma di
maiuetica.
Un poeta combattente
Nelle pagine sacre
dedicate a eroi e combattenti Cirese, in un quadro nazionalista e colonialista
della cultura di quegli anni che certo condivise, propone anche una poesia di
un caduto a Dogali, nel 1887, Giovanni Tirone di Agnone, tenente di
artiglieria, che scriveva in stile ‘combattentista’:
“Voglio morir nel
dì della battaglia
col sole in fronte
ed una palla in core”.
Una pagina
difficile per noi oggi, questa sulla guerra in Africa. Il tempo e la ricerca
storica, la più larga cultura ‘post-coloniale’, ci fanno sentire oggi come
negativa la vicenda per cui “l’Italia volle portare un soffio della sua
millenaria civiltà nelle terre africane” e imbarazzanti le descrizioni che
Cirese fa di “nugoli di negri rabbiosi” che accerchiavano i nostri eroici
soldati.
Tuttavia il poeta
Cirese nel dare la parola a un soldato, che aveva scritto una poesia sul morire
in guerra e che ebbe “la bella morte invocata in una commovente poesia scritta
da lui stesso”, è come se valutasse a tutto campo la poesia, e se desse anche
la voce a un poeta non importante se non per la coincidenza tra poesia, morte e
patriottismo, come a riconoscere il ruolo del linguaggio poetico anche vicino
alla vita e non solo crocianamente alla ispirazione lirica. E desse voce anche
a quella ‘gente comune’ che è entrata nella storia d’Italia anche con le sue
ideologie patriottiche, non solo con il rifiuto della guerra. E’ importante che
nel guardare al proprio passato non si debba sminuire la complessità del
processo storico per semplificare le appartenenze. Per noi uomini entrati nel
terzo millennio le guerre sono all’ordine del giorno, ma ci resta difficile
un’ermeneutica di quei filoni dell’ideologia che si sono persi nei cambiamenti
epocali o solo nel fascismo. La mia esperienza di lettore di scrittura popolare
e di consulente dell’Archivio Diaristico Nazionale di Pieve Santo Stefano (AR),
mi ha portato a immedesimarmi una volta in un giovanissimo interventista
cagliaritano morto da alpino a vent’anni, un’altra in un piemontese maestro
fascista in Dalmazia, in un fascista bergamasco incarcerato dopo la guerra,
nella figlia di un importante politico repubblichino genovese ucciso e disperso
nel passaggio del fronte. Ristampare e rileggere questo libro è anche fare i
conti con le opacità della nostra memoria, col bisogno di non semplificarla, e
con il dovere di dialogare con tutti i morti, pur tenendosi strettamente legati
al nostro timone della barca dei fiumi del passato. Cirese ha chiamato queste
“pagine sacre” e per me è importante ricordare che ciò che è sacro non è mai
solo da una parte contro un’altra. La linea ch’egli segue è anche qui quella di
dare evidenza alla gente comune, come è chiaro ad esempio nelle testimonianze
raccolte sotto il titolo “Lettere di eroi”, di gente comune molisana sul fronte
della prima guerra mondiale: è rappresentata la voce di due sottotenenti di
Isernia fratelli e di due fanti uno di Roccaspromonte e l’altro di località non
indicata. Negli studi del dopoguerra emersero largamente le voci di coloro che
vissero le trincee della prima guerra mondiale come dramma e come sottrazione
ai campi e alla speranza, e l’immagine che si aveva nel 1925 della guerra non
era storiograficamente ancora significativa, ma in effetti queste lettere
anticipano una immagine del protagonismo di nuovi eroi, gente comune, umili,
qui ancora solo patriottici.
E’ bello che in una
lettura del sussidiario Eugenio Cirese dia voce per la penna di Amedeo Tosti,
ad un’altra modalità del sacro, quella che ci è più vicina, perché connessa con
il mondo dell’ecologismo degli anni ‘80 del ‘900, e forse anche un po’ new
age:
“Come gli alberi di
confine, per antica costumanza sannita, venivano segnati con una croce incisa a
scure, ed erano rispettati come sacri, così siano segnate di una croce ideale
tutte le poche boscaglie che ci rimangono, e siano sacre anch’esse, per la
bellezza del nostro paesaggio e per la saldezza della nostra terra”.
Non so cosa
potessero capire gli alunni di allora, ma so che il passato non è mai lì a
confermare le nostre ipotesi di quieta semplificazione. Come ho scritto da
lettore dell’archivio di Pieve spesso il passato è imprevedibile (11).
La vita di Eugenio
Cirese fu traversata da storie diverse che egli riuscì a connettere nell’unità
di una biografia, in un tragitto di lavoro, di affetti, di dedizione a forti
ideali, tra questi il valore delle culture popolari e dei dialetti. Vedere il
sussidiario anche come un momento della sua vita, di quarantenne meridionalista
che si trova a vivere dentro il fascismo, ci aiuta a ricollocarlo nel suo tempo
e a metterci in una prospettiva problematica noi stessi.
Un maestro poeta
23 poesie di vari
autori: Altobello, Benevento, Sassi, Fraticelli, Spagnoletti, e lo stesso
Cirese, qualcuna di tradizione canora popolare, molte in dialetto, segnalano il
ruolo della poesia e del poeta nel Sussidiario. Notevole è l’interesse
‘popolaristico’ dei testi dei diversi autori. Cirese scrive vari testi metrici
anche come parte di un discorso sul mese, riprende brani di canti popolari,
crea per il libro i quattro forti, netti, versi che fanno da incipit e da
titolo dell’opera. Credo che egli non vivesse la poesia come lontana e
discontinua rispetto alla prosa e rispetto alla comunicazione scolastica. Forse
con Leopardi e Pascoli doveva condividere l’idea di un nesso tra poesia e
fanciullezza. Le sue poesie sono, oltre a “chest’è la terra de la bona gente…”,
”Due novembre” in italiano dentro la presentazione del mese, “La pastorale” in
italiano e in connessione con uno scritto di G. Spagnoletti sugli “Zampognari”,
“Cape d’anne” in dialetto, nel gennaio, “Pace e guerra” in dialetto, nel maggio
dedicato al Molise eroico, e quivi anche “Natale” e “La cuperta” tutte e tre in
dialetto, e in fine di libro, nell’agosto “L’acqua e l’amore” in italiano, e
“Il fiore della vita” in italiano.
I testi dialettali
sulla guerra venivano dalla sezione “La guerra nostra” nella raccolta poetica Suspire
e risatelle del 1918 poi
riedite in Rugiade del 1932, mentre “Cape d’anne” è databile tra il 1921 e il
1929 e fa parte della sezione “Nen fa lu superbiose” di Rugiade. Questi tre
testi connettono la guerra, l’emigrazione, la lontananza in una poetica che
lega vita quotidiana e patria ed è già una poetica degli umili (12). Il
“Cape d’anne” è un testo che ironizza sui riti della vita e sottolinea che
niente cambia da un anno all’altro, ed è forse uno degli approcci più cupi al
mondo popolare, ma vede una descrizione del mondo paesano quasi dall’interno.
Forse di questi
testi quello che resta più contiguo alla produzione poetica ulteriore del
maestro poeta, quella che segnerà il suo diventare, e poi restare nella
memoria, è quella che fa da incipit al volume, i quattro versi che definiscono
la ‘gente buona’. Questi, anche stilisticamente, sembrano lontani dalla carica
ironica o all’opposto patriottica della produzione precedente, e dai versi
d’occasione. La poetica molisana della ‘fatia’ annunciata da Gente
buona viene a compimento nella
sezione “La fatìa” di Lucecabelle del 1951 (13). Le otto poesie de “La fatìa” presentano
tutta la gamma del ‘nuovo’ Cirese, ma soprattutto il tema della ‘bona gente’ e
del ciclo della vita. “Lu pecurare” e “Camina” sono per eccellenza le poesie de
‘la fatìa’ incorporata in personaggi, come il Zì Minc di “Camina” che è passato
nel racconto ed oggi fa parte del paesaggio di memoria a Castropignano. E il
componimento “La fatìa” è una specie di sintesi teorica della poetica degli
umili, e della metafora del ciclo della vita come pesantezza accumulata (la sua
poetica dell’appesantirsi/alleggerirsi), l’immagine del contadino che falcia la
fatica come il grano è di grande efficacia simbolica. Qui a mio avviso si
chiude il ciclo aperto con Gente buona in un tempo nuovo e in un nuovo modo di vedere il
‘popolo’in un clima culturale ed epocale mutato. Ma nei quattro versi di Gente
buona il nucleo che si
svilupperà è già pronto, e verrà maturando nel tempo e raggiungendo quel nucleo
poetico che è oggi anche giustamente tornato ad essere popolare in Molise.
Leggere Gente buona con lo sguardo a Lucecabelle e quindi ai Canti
popolari del Molise è il modo giusto
di leggerlo nella storia di un uomo, di un autore, nella sua evoluzione dentro
un tempo difficile.
Eredità molisane
E’ importante oggi
leggere Gente buona alla luce dell’opera poetica ma soprattutto dell’insieme
critico che Alberto Mario Cirese ha fatto confluire in Oggi
Domani Ieri. Si capisce da qui
che Eugenio Cirese fu un punto di riferimento nel dibattito sulla poesia
dialettale e popolare (fu autore letto e apprezzato da Pasolini e molti altri
critici) e che con l’impresa culturale e familiare che realizzò a Rieti con la
rivista La Lapa connesse poesia e studi di folklore, letteratura e
antropologia, la sua vita culturale con quella di suo figlio studioso
universitario (14). Nelle pagine che Alberto Mario Cirese dedica all’opera del
padre, in forma di apparato critico, tutto il percorso è in evidenza, in
“Scritti dell’autore” A. M. Cirese riporta ampi passi di testi , anche dalla
premessa a Rugiade. Dialetto del Molise (Avezzano 1932), sui modi d’uso del dialetto, e “Alcune
regole di pronunzia del dialetto molisano”. Nella “Notizia biografica” ci racconta
della vivace attività di pubblicista anche nel quindicinale Battaglie
di lavoro su temi di
“organizzazione e politica scolastica, analfabetismo, emigrazione, suffragio
universale”(pag.430), parla dei rapporti “con alcuni dei maggiori molisani del
tempo e con posizioni laico-democratiche” (ibid.) . Il nesso con l’insegnamento
(fino al 1915) e l’adozione a patria familiare di Castropignano, che resta il
riferimento anche ideale di Gente buona scritto quando Cirese è ormai ispettore
scolastico prima a Macerata e poi ad Avezzano fino a Rieti. Il tema della
scuola, dei maestri, è presente in molte sue poesie che occorrerebbe leggere a
corredo delle pagine di Gente buona (15).
In fondo
ripubblicare un libro significa anche creare un sistema di libri per aiutarci a
comprenderne la rinascita e tenere a nuovo battesimo il ri-nato. Tra le
cose da leggere citerei anche il volume Le
piccole patrie (16) di Stefano
Cavazza , che dà conto del tema del ‘paese’ entro la cultura locale del
fascismo, e mostra anche interessanti (non solo inquietanti come viene
semplicisticamente supposto) continuità tra le culture locali del ventennio e
quelle successive, come fu anche per la fotografie ed il cinema. Ma è utile
anche leggere le pagine di A. M. Cirese in Intellettuali,
folklore e istinto di classe
(17) dedicate alla letteratura regionalistica tra Deledda, Serao ed altri,
perché in effetti senza tenere presenti Pascoli e D’Annunzio, Verga
e Pirandello e la cultura diffusa tra fine Ottocento e primo Novecento è molto
difficile capire il mondo in cui Eugenio Cirese venne formandosi. Oggi si può
disporre anche di Storia del Molise a cura di Gino Massullo (18). Ai molisani nati dentro il
mondo dei consumi e dei media questo libro solleciterà un confronto ovvio, su
ciò che era ed è invece oggi il Molise. Quella terra che Eugenio Cirese voleva
come una ‘patria locale’ almeno inedita: “ In ciò sta la fortuna della sua
condizione: nell’essere una voce non ancora udita, un timbro non abituale in un
mondo in cui tutto ormai appare logoro e sfruttato” (19). Ha ancora qualcosa di
proprio da dire, di diverso, il Molise nel consorzio ora tumultuoso delle
identità?
Mi sono avvicinato
al Molise attraverso uno scritto di Alberto M. Cirese sulla rivista Basilicata (20) un testo che ho molto amato nel quadro di una
riflessione sui paesi e le identità locali, e che mi connetteva anche al de
Martino che legge il poeta lucano Albino Pierro e pensa alle ‘patrie culturali’
(21).
Analizzati i molti
aspetti del Molise che gli autori storicamente ne avevano sottolineato, e
precisando che “l'identità non è un fascio di dati oggettivi; è piuttosto una
scelta che soggettivamente si compie. E' il riconoscersi in qualche cosa che
talora è solo una parte di ciò che effettivamente si è”. E cercando di accostare
i temi più significativi Alberto Cirese propone:
“ l'idea, o
l'ideale, di una operosità che avesse il cuore nel luogo e il cervello nel
mondo: o anche, e l'immagine è speculare, il cervello nel luogo e il cuore nel
mondo.”
Ma raccogliendo
ancora indizi che vanno nella direzione, forse, della “gente buona” aggiunge –
riferendosi a un passo di Igino Petrone dei primi del secolo - l’idea di “una
profonda sobrietà interiore”, o “fierezza senza boria”. E, avvicinandosi alle
riflessioni del padre poeta:
“... l'essenziale
sta appunto nel cogliere il vero e più segreto volto della nostra regione, che
è volto umano ... [E'] il naturale atteggiamento di grazia assorta e pensosa
che assumono nel paesaggio gli uomini e le cose, ... è quella espressione di
consapevole fierezza che dà composta nobiltà alla fatica dei nostri uomini e
delle nostre donne, ... [è quel] senso della misura austero e profondo che
traspare in ogni atteggiamento e in ogni forma di vita del Molise”.
Con Iovine: “Il contadino
molisano è ordinariamente taciturno; non dice che l'indispensabile; abitante di
una terra difficile, aspra, scoscesa, rotta, a pendii rocciosi, a sassaie
aride, ha nelle vene l'asprezza della lotta per vivere ... Tutto il loro
linguaggio tenero palese si esaurisce per la terra ".
E infine “Umanità
intensa nel sentire e sobria nell'esprimersi. E' forse questo il motivo
centrale che accomuna tutte le proposte di identità molisana che sono venuto
esaminando” (22).
Ho poi conosciuto
direttamente il Molise in alcuni viaggi a Campobasso, Isernia, Castropignano,
Fossalto, il Molise di oggi, anche se in parte con gli occhi del poeta di Oggi
domani ieri, le poche tracce
del tratturo sul paesaggio mi hanno convinto ancora di più del precipizio del
mondo raccontato da Gente buona e da Il Molise di Amorosa. Ma anche i modi della continuità sono
complessi, e il Molise ha certo continuità meno visibili che non le flebili e
nascoste tracce del mondo agropastorale. Presentando spesso in questo percorso
per il Molise d’oggi l’opera poetica di Eugenio Cirese, mi sono reso conto che
il nuovo successo locale dei suoi versi è uno dei fattori della continuità.
Come le sue poesie avessero segnato un ponte tra la comunità passata, prima
sprezzata e poi obliata, e la immaginazione moderna. Le sue poesie oggi sono un
elemento della identità nuova del Molise. Sono sia continuità che novità. Di
questo fenomeno fanno parte anche le ripubblicazioni dei due sussidiari di cui
qui si parla. Ma nei vari incontri in Molise ho trovato le poesie di Eugenio
Cirese recitate, cantate in modi diversi come cosa viva, sigillo di
appartenenza plurigenerazionale a questa regione. Mi ha colpito vedere cantate
le canzoni di Cirese, ma anche suoi testi poetici non musicati, sia nella forme
della canzone napoletana, che nelle forme del canto meridionale folklorico
(23), sia anche in modalità rock e classica, e infine nel CD dedicato al
Molise, edito da Worldmusicmagazine (XVI, 77, marzo-aprile 2006) nella serie “Tribù Italiche”,
ho ascoltato una versione afrocubana dei testi di Cirese. Un emblema di
identità nuova e mescolata e di zona di intersezione di codici generazionali.
Cirese è attuale. I miei percorsi hanno avuto come guida Alberto Mario Cirese e
con lui ho il debito di chi è iniziato a un mondo di ricordi e di affetti che
hanno avuto una forma così alta. Tramite lui ho conosciuto e discusso Molise
perduto. 25 anni digiornalismo
culturale di Nicoletta
Pietravalle (24) e ho capito che in Molise in quei venticinque anni pochi
avevano avuto a cuore la propria storia incorporata in centri storici e
monumenti. Attraverso notizie delle ricerche di Emilia De Simoni per il Museo
Nazionale di Arti e Tradizioni Popolari, e le sue foto di feste, ho avuto però
anche l’impressione di un mondo festivo e devozionale fortemente attivo nel
presente, non solo impegnato in un resistenza per sopravvivere. Come altri
territori il Molise è certo terra di contraddizioni, e sarà la sua gente, erede
della “Gente buona”, a gestirle. Un mondo contraddittorio è anche un mondo
vitale. Anche questo libro riedito aiuterà questa gente a guardarsi per
somiglianza e per differenza dalla gente buona degli anni ‘20, e sarà
importante se un libro che viene dal passato potrà ancora suscitare passioni di
riconoscimento, senso di distanza, nostalgia o desiderio di riconnettersi
all’antico nel nuovo percorso.
1 Si veda in particolare G.Massullo, a cura, Storia
del Molise, Roma, Donzelli,
2006 2 Alberto M. Cirese, Cultura
egemonica e culture subalterne
Palermo, Palumbo, 2006 (20^ ristampa della seconda edizione accresciuta del
1973). 3 Per “almanacco” si intende
calendario o annuario, libro con materiali vari costruito intorno alla
periodicità annuale. 4 Le Note sul problema
meridionale inedite sono poi
confluite in vari testi, qui si cita da A.Gramsci, La
costruzione del Partito comunista
(1923 – 1926), Torino, Einaudi, 1971. I Quaderni si riferiscono all’edizione a cura di Valentino
Gerratana, Torino, Einaudi, 1975. 5 Benedict Anderson, Comunità
immaginate. Origine e diffusione dei nazionalismi, Roma, Manifesto Libri, 1996 (ed. orig. 1983). 6 Berengario Amorosa era stato uno dei
folkloristi della generazione successiva a quella di Melillo, Pittarelli, e
D’Amato, con il suo Riccia nella storia e nel folklore del 1903 (vedi A. M. Cirese, Saggi
sulla cultura meridionale. Gli studi di tradizioni popolari in Molise.Profilo
storico e saggio di bibliografia,
Roma. De Luca, 1955). 7 In G. Palmieri e A. Santoriello (a
cura di), Berengario Galileo Amorosa. Atti del Convegno,
Riccia 18 luglio 1987, Riccia,
Associazione Culturale ‘Pasquale Vignola’, 1989. 8 Ibid. pag.61. 9 Sul tema del dialetto di Eugenio
Cirese vedi le Avvertenze di Alberto Mario Cirese in Eugenio Cirese, Oggi
domaniieri.
Tutte le poesie in molisano, le musiche e altri scritti a cura di A. M. Cirese, vol.I, Isernia, Marinelli,
1997: questa è l’opera di riferimento ormai per l’insieme della poesia
dialettale di E. Cirese e per la sua critica. 10 Un cenno su questo nesso in P.
Clemente, Penne di petto: antropologia, poesia, generazioni in D. Scafoglio (a cura di) La
coscienza altra. Antropologia e poesia, Cava dei Tirreni, Marlin, 2006 (già edito nella rivista Il
gallosilvestre n.13, 2000); e su Pascoli e il tema delle identità
locali: P. Clemente, Paese/paesi in M. Isnenghi, a cura di, I
luoghi della memoria. Strutture ed eventi dell’Italia unita, Bari, Laterza, 1997. 11 P. Clemente, Il
passato imprevedibile in Primapersona, 2, 1999. 12 A. Cirese nota ne “La cuperta” un
riferimento a un canto di lontananza per la guerra raccolto a Fossalto e
confluito nei Canti popolari del Molise che E. Cirese pubblicò nel 1953 13 Legate a una ripresa poetica
successiva al 1943, vedi A. M. Cirese Nota editoriale in Oggi domani ieri cit. 14 Vedi la riedizione di La
Lapa. Argomenti di storia e letteratura popolare 1953-1955, Isernia, Marinelli, 1991. Nel ricordare il ruolo
importante che ha avuto l’editore Marinelli nella nuova attenzione alla poesie
di E. Cirese voglio anche ricordare che l’intreccio di generazioni che ha visto
nascere La Lapa
si è poi esteso a me che, allievo di Alberto Mario Cirese, ho finito per
intrecciare la mia storia con quelle di Eugenio, e ho avuto il privilegio di
scrivere la Nota introduttiva alla edizione del 1991 della rivista dei due
Cirese. 15 Mi ha colpito Recuorde poesia del 1924 dedicata a Umberto Postiglione, un
maestro ‘dai piedi scalzi’ che “nzegnava / a grosse e piccerille,/ la via vera
de la scòla nova” vedi Oggi ieri domani, vol II, cit. pag.363. 16 S. Cavazza , Piccole
patrie, Bologna, Il Mulino, 2003
(prima ed. 1997). 17 Torino, Einaudi, 1976. 18 Citato, esso tratta
dell’economia, del territorio, degli aspetti politici e amministrativi,
dell’emigrazione e della cultura musicale e fornisce un quadro delle ricerche
storiche contemporanee sul Molise. 19 Umanità del
Molise in La
Lapa III, 1-2, 1955. 20 Il Molise e la
sua identità, in Basilicata. Rassegna di politica e cronache meridionali, XXIX, 5-6, 1987. (Relazione introduttiva al
Convegno “Il Sud e l’America: Molise ed emigrazione, Campobasso, 26-28 giugno
1987). Ora ripubblicato in Alberto M. Cirese, Tra cosmo e
campanile. Ragioni etiche e identità locali, a cura di Pietro Clemente, Gianfranco Molteni, Eugenio Testa, postfazione
di Alessandro Mancuso, Siena, Protagon, 2003. 21 E. de Martino, Premessa a A. Pierro, Appuntamento.
Poesie (1946 – 1967), Bari,
Laterza, 1967, ma il tema è ripreso negli inediti de La
fine del mondo (a cura di C.
Gallini), Torino, Einaudi, 1977 22 A. M. Cirese, Il
Molise e la sua identità, cit. 23 Si veda per questi aspetti nel
quadro storico della formazione di Eugenio Cirese, l’intenso e puntuale saggio
di V. Lombardi, Quadri di un’esposizione. La cultura
musicale in Molise fra Otto e Novecento, in Storia del Molise, cit. Roma, De Luca, 1998.
*Presentazione,
in Eugenio Cirese, Gente buona,
ristampa curata dalla Biblioteca provinciale “P. Albino” di Campobasso
Pietro Clemente insegna antropologia culturale all’Università di Firenze (Facoltà di Lettere e Filosofia), è presidente della Società Italiana per i Musei e i Beni DemoEtnoAntropologici (SIMBDEA) e direttore della rivista LARES , membro di redazione e collaboratore di Antropologia Museale, consigliere scientifico di Ethnologie francaise, del progetto Musée de l’Europe et de la Mediterranée, della Fondazione Basso, della Fondazione Musei Senesi, della Fondazione Museo Guatelli, del Museo di Storia Naturale dell’Università di Firenze, dirige la collana “Finzioni Vere” presso l’editore CISU.
dalla Sardegna a Siena Sono nato il 27 Giugno del 1942, a Nuoro, dove lavoravano mio padre e mio nonno. Dai 5 anni ho vissuto a Cagliari. Dopo il liceo ho studiato Architettura a Milano ma poi mi sono laureato in Filosofia a Cagliari con una tesi in Antropologia Culturale. Ho insegnato nelle scuole medie e all’Istituto Magistrale in Provincia di Cagliari fino al 1973, quando ho cominciato a insegnare Storia delle Tradizioni Popolari nella Facoltà di Lettere dell'Università di Siena. La mia tesi di laurea era stata pubblicata dall'editore Laterza con il titolo Franz Fanon tra esistenzialismo e rivoluzione (1972), avevo scritto inoltre un saggio sulla casa rurale sarda, e la mia domanda di incarico a Siena fu accolta. Nel mio lavoro di storico delle tradizioni popolari, ho traversato in lungo e in largo la Toscana stabilendo forti contatti con il territorio. A parte i temi teorici per me sempre appassionanti e che la ricerca sul campo continuamente rinnovava, ho lavorato soprattutto su due temi il ‘teatro popolare’ (nell’area concettuale del rito e della festa), la documentazione orale e la museografia della cultura contadina mezzadrile. In verità quest’ultimo è stato il mio tema dominante: dare la parola ai mezzadri, ai boscaioli, ai migranti di una vivissima cultura toscana, resa ormai silenziosa dai processi di modernizzazione e da una sorta di autocondanna all’oblio. Alla fine degli anni ’80 ho condiviso un clima di rivisitazione degli studi antropologici che veniva dagli Stati Uniti e che diede vita a un indirizzo che fu detto di Antropologia interpretativa e si connesse con il cosiddetto ‘postmodernismo’. In questo quadro, con un gruppo di lavoro senese, ho fondato la rivista Ossimori , la rivista ha vissuto per 10 numeri .
da Siena a Roma Nel lavoro all'Università di Roma ( dove ho sostituito dal 1991/92 Alberto M.Cirese che andava 'fuori ruolo'), avendo l'occasione di forti dialoghi con altri antropologi, ho approfondito i temi della critica teorica della storia e dei fondamenti dell'antropologia, dell'antropologia riflessiva, ho traversato i temi dell'immigrazione e del multiculturalismo. L'esperienza di ricerca sui musei e sui beni culturali si è ampliata fino alla definizione di un campo di Antropologia dei Patrimoni Culturali . Sono attualmente presidente di SIMBDEA (Società Italiana per i Musei e i Beni Culturali Demo-etno-antropologici), e membro della Redazione di Antropologia Museale, la rivista della Società, nella quale tengo una rubrica fissa (Sparatrap). Negli ultimi anni ho ripreso e sviluppato alcuni aspetti della scrittura popolare collaborando anche intensamente con l’ Archivio Diaristico di Pieve Santo Stefano e con Saverio Tutino che lo ha fondato, e ho ripreso i temi della ricerca col metodo delle storie di vita in direzione dello studio della costruzione della memoria e del tempo storico. Il mio profilo è oggi di ‘antropologo dell’Italia’: studioso di tradizioni popolari che ha allargato le sue attenzioni alla modernità e ai contesti ed arricchito la sua esperienza metodologica con dibattiti teorici e resoconti dell’antropologia extraeuropea e del mondo globale.
di nuovo in Toscana Dall' 1 novembre del 2001 sono professore di Storia delle Tradizioni Popolari nella Facoltà di Lettere e Filosofia dell'Università di Firenze. La ripresa del lavoro in Toscana si è orientata verso una ripresa di temi della memoria storica del territorio, ma anche verso un lavoro sull'antropologia urbana e in specie sulle immigrazioni, attualmente coordino un Seminario permanente della Facoltà di Lettere di Firenze sull'Intercultura. Sono in corso anche ricerche su problemi di museografia e di etnobotanica in alcune aree dell'Italia centrale (Toscana ed Emilia). Come Presidente dell'IDAST (Iniziative Demo-etno-Antropologiche e di Storia orale in Toscana) ho diretto la ricerca sugli archivi orali e audiovisivi presenti sul territorio regionale commissionata dalla Regione, e - insieme con Fabio Dei - continuo a dirigere la ricerca sulla memoria delle stragi naziste in Toscana. Sui temi della antropologia del paesaggio ho partecipato a un convegno nazionale promosso da Italia Nostra, e a un convegno sul paesaggio senese promosso dalla Amministrazione Provinciale (atti ancora non editi), lavoro inoltre su incarico del Comune di Pienza alla definizione di un rapporto antropologico finalizzato alla stesura del Piano Strutturale della città.
Dipartimento
di Ricerche Filosofiche dell'Università di Roma "Tor Vergata"
Come è noto, Freud
è stato il maggior teorico della categoria estetica del Witz, cioè
dell’arguzia, la quale costituisce una formazione di compromesso tra termini
che stanno tra loro in un conflitto irresolubile perché tra loro sussiste una
differenza incolmabile. Tale conflitto più radicale di tutti quelli pensati dal
pensiero filosofico può dare luogo a varie patologie, che costituiscono appunto
l’oggetto di studio della psicoanalisi; ma consente anche il sorgere di
produzioni culturali dotate di una grande raffinatezza nelle quali l’opposto
viene riconosciuto e mantenuto nella sua differenza senza essere assimilato e
senza essere capovolto nel suo contrario. Questa capacità di dar voce e di
apprezzare il differente appartiene alle grandi civiltà, che come quella
italiana conservano una memoria storica millenaria di infiniti conflitti e di
infinite infamie. L’arguzia è appunto il modo estetico di pensare una lotta
estrema senza farsi coinvolgere nell’utopia della pace, nel mascheramento
dell’ironia e nemmeno nel pathos del sublime.
Tra gli scritti di
estetica che si muovono in questa direzione un posto di rilievo è occupato
dalle Lezioni americane. Sei proposte per il prossimo millennio (1988) dello
scrittore Italo Calvino, che sono rimaste incompiute e sono state pubblicate
postume. Di queste sono state scritte solo le prime cinque che hanno per
argomento le nozioni di leggerezza, rapidità, esattezza, visibilità e
molteplicità. Si tratta di termini che hanno una grande popolarità perché
sembrano interpretare per così dire lo spirito dei tempi, cioè la linea di
tendenza dell’era tecnologica e postindutriale. Sotto questo aspetto
costituiscono delle banalità e proprio per questo sono adatte a richiamare
l’attenzione di un vasto pubblico e dei mass media. Calvino ne è perfettamente
consapevole e fin dalla prima conferenza paga lo scotto all’opinione pubblica
con due osservazioni che hanno tra loro un rapporto complementare e che
costituiscono la chiave per entrare nella sua officina intellettuale. La prima
riguarda il preteso “dovere” dello scrittore di “rappresentare” il proprio
tempo; questo imperativo ha spinto Calvino da giovane a “immedesimarsi nell’energia
spietata che muove la storia del nostro secolo”, e a porsi in sintonia col
“movimentato spettacolo del mondo” (p. 631) . Tale intimazione a esprimere la
propria epoca è tuttavia presto parsa a Calvino assai divergente rispetto alla
propria vocazione letteraria. La seconda osservazione riguarda il carattere
“leggero” e “senza peso” della seconda rivoluzione industriale la quale “non si
presenta come la prima con immagini schiaccianti quali presse di laminatoi o
colate d’acciaio, ma con i bits d’un flusso d’informazione che corre sui
circuiti sotto forma d’impulsi elettronici (p.636). Ovviamente questo stesso
discorso vale anche per le altre quattro idee forti di cui Calvino si presenta
a prima vista come corifeo: chi infatti potrebbe negare che la rapidità,
l’esattezza, la visibilità e la molteplicità sono oggi valori vincenti? La
pressione esercitata dai media ha completamente screditato i valori opposti,
per cui sostenere le ragioni della pesantezza, della lentezza,
dell’approssimazione, dell’astrazione e dell’unità significa passare per un
disadattato, un vecchio babbione o un trombone universitario. Né è possibile
opposti pensare gli opposti in modo dialettico o organicistico, come avveniva
negli anni Cinquanta; di questo si sono accorti precocemente Eco e Vattimo,
scegliendo l’arma dell’ironia. Tuttavia il dispositivo costruito da Calvino è
meno aggressivo e più sottile dell’ironia: egli sta davvero dalla parte della
leggerezza, della rapidità, dell’esattezza, della visibilità e della molteplicità,
ma in un senso radicalmente differente dal’uso banale di queste parole. La sua
strategia mi sembra perciò riportabile non all’ironia, che implica
dissimulazione e mascheramento, ma all’arguzia, che crea un altro livello di
senso, sotterraneo e autonomo; essa è un compromesso ineguale che concede al
nemico solo l’apparenza di una convergenza, quel tanto che basta per fargli
allentare la rimozione. Come dice Freud, essa gli dà ragione solo “nell’unico
punto in cui è facile dimostrare che ha torto” ; il suo piacere è tale -
aggiunge Freud - “da farci supporre che la tendenza prima repressa sia riuscita
a spuntarla senza subore praticamente nessuna sottrazione”. L’ironia presuppone
ancora la capacità del pubblico di capire il mascheramento; con Calvino questa
fiducia, che nutre ancora l’opera di Eco e di Vattimo, sembra essere venuta
meno. L’arguzia si affida a quei pochi che la sanno cogliere e che ridono. Gli
altri applaudono senza capire, paghi di sentire parole che a loro sembrano
manifestare quella che suppongono essere la tendenza dei tempi!
Calvino inizia le
sue lezioni con un’affermazione perentoria: “Dedicherò la prima conferenza
all’opposizione leggerezza-peso, e sosterrò le ragioni della leggerezza”. Ma
della leggerezza esistono almeno due tipi: quella di cui egli vuol parlare non
è la frivolezza, ma una “leggerezza della pensosità”, che può fare apparire la
frivolezza come pesante ed opaca; spesso ciò che “scegliamo ed apprezziamo come
leggero non tarda a rivelare il proprio peso insostenibile” (p.635). Veramente
leggera è la poesia, la letteratura, la filosofia, non la realtà del mondo, che
è invece paragonabile ad “un cimitero d’automobili arrugginite” (p.639). Perciò
la leggerezza che Calvino elogia è piuttosto una sospensione e una sottigliezza,
di cui adduce molti esempi letterari. Quello tratto da Cyrano de Bergerac, che
proclama la fraternità degli uomini con i cavoli, mi sembra tra i più arguti.
Lo stesso
dispositivo è messo in opera nell’esame della rapidità. Infatti quella si cui
parla Calvino non è la fretta dei nostri tempi “rumorosa, aggressiva,
scalpitante e rombante”, ma la qualità delle fate “che sono assai svelte nelle
loro faccende” (p.661)! Essa perciò appartiene a quelle attività intellettuali
che sembrano talora realizzarsi “per folgorazione improvvisa” e che puntano
“sulla massima concentrazione della poesia e del pensiero”. Si tratta perciò di
qualcosa di essenzialmente differente dalle caratteristiche di quei “media
velosissimi e di estesissimo raggio” che oggi trionfano e “richiano di
appiattire ogni comunicazione in una crista uniforme ed omogenea” (p.668). La
funzione della letteratura oggi è “la comunicazione di ciò che è diverso in
quanto è diverso, non ottundendone bensì esaltandone la differenza, secondo la
vocazione propria del linguaggio scritto”. Calvino ribadisce un’idea di
letteratura e di arte basata sulla raffinatezza e sulla perfezione formale. Il
capitolo sulla rapidità si conclude con la storia del disegnatore Chuang-Tzu da
cui il re voleva il disegno di un granchio. Egli disse al re che aveva bisogno
di cinque anni di tempo e di una villa con dodici servitori. Scaduti i cinque
anni, non avendo nemmeno ancora cominciato il disegno, Chuang-Tzu chiese al re
altri cinque anni alle stesse condizioni. “Allo scadere dei dieci anni,
Chuang-Tzu prese il pennello e in un istante, con un solo gesto, disegnò un
granchio, il più perfetto granchio che si fosse mai visto” (p. 676).
Quanto alla terza
nozione, quella di esattezza, essa è proprio l’opposto della rigidità stereotipata
che caratterizza il linguaggio contemporaneo. Questa è considerata da Calvino
come una “peste” che si manifesta “automatismo che tende a livellare
l’espressione sulle forrmule più generiche, anonime, astratte”, a “spegnere
ogni scintilla che sprizzi dallo scontro delle parole con nuove circostanze”
(p. 678). L’esattezza non esclude l’indeterminazione, ma anzi la implica. La
ricerca di bello come vaghezza presuppone attenzione e massima precisione. Il
giusto uso del linguaggio implica discrezione. Agli amanti dell’esattezza
interessa più il processo che il compimento.
La quarta idea per
il prossimo millennio, la visibilità, non ha nulla che fare con la “civiltà
dell’immagine” , la quale anzi costituisce “un deposito di spazzatura, dove è
sempre più difficile che una figura tra le tante riesca ad acquistare rilievo”
(p.707). Essa per Calvino è in stretto rapporto con l’immaginazione il quale è
un “repertorio del potenziale, dell’ipotetico, di ciò che non è né stato né
sarà ma che avrebbe potuto essere” (p.706), secondo una famosa concezione di
Giordano Bruno che parlava di “un mondo o un golfo, mai saturabile, di forme e
di immagini”. Ciò che è eminentemente visibile non è ciò lo spettacolo dei mass
media ci offre, ma proprio ciò che proviene da altre emittenti ben più potenti;
queste venivano una volta definite divine, oggi sono invece individuate
nell’inconscio, nella memoria, nelle epifanie dell’essere, ma in ogni caso
“esorbitano dalle nostre intenzioni e dal nostro controllo”.
Infine la
molteplicità è proprio il contrario della genericità che cosituisce la piaga
peggiore della scrittura contemporanea: essa evoca l’unicità degli esseri e
delle cose, ciò che li differenzia da tutti gli altri. Sotto questo aspetto la
letteratura si propone un compito infinito e interminabile: ciò spiega
l’incapacità di concludere che caratterizza molti grandi scrittori. Lo
scrittore è tale solo se ha ambizioni infinite, cioè se ha il senso della
magnificenza: “La letteratura - scrive Calvino - vive solo se si pone degli obiettivi
smisurati, anche al di là d’ogni possibilità di realizzazione” (pp.722-3).
Siamo dunque lontani mille miglia da una tipieda tolleranza nei confronti della
diversità: “Solo se i poeti e scrittori si proporranno imprese che nessun altro
osa immaginare la letteratura continuerà ad avere una funzione”.
L’importanza di
queste pagine di Calvino non consiste soltanto nelle idee espresse, che
potrebbero essere considerate come la formulazione della sua poetica di
scrittore; esse rappresentano una soluzione acuta e raffinata del problema
degli opposti, il quale costituisce, come abbiamo visto, la questione centrale
dell’estetica italiana contemporanea. Calvino rifiuta una presa di posizione
“apocalittica”, del genere prospettato dagli estetici del sublime, ma nello
stesso tempo non fa nessuna concessione sostanziale alla “società dello
spettacolo e della comunicazione”. Per lui vanno bene le parole con cui questa
fa propaganda a se stessa; non cade nell’ingenuità di una contrapposizione
nella quale si perpetua quella che Nietzsche chiamava la “malattia delle
catene”. Egli si mette nel flusso della corrente, ma attraverso di essa veicola
messaggi radicalmente alternativi chiusi in un involucro che si spera qualcuno
prima o poi apra.
Testo pubblicato in
"Le ultime correnti dell’estetica in Italia”, estratto dal volume “Il
Novecento. Scenari di fine secolo,” Milano, 2001.
Mario Perniola is full professor of Aesthetics and former director of the Department of Philosophy at the University of Rome "Tor Vergata" (Italy). Visiting Professor in many universities and research centres in France, Denmark, Brazil, Japan, Canada and USA, is author of several books translated into many languages. He has directed the journals «Agaragar» (1971-3) «Clinamen» (1988-92) «Estetica News» (1988-95) and «Ágalma. Rivista di studi culturali e di estetica» (since 2000).
The purpose of this article is not to claim that all kinds of collecting
are forms of play but that sometimes - above all in i
The purpose of this article is not to claim that all kinds of
collecting are forms of play but that sometimes - above all in individual
behaviors - some features of gathering objects and constructing special and
protected worlds can be perceived as a ludic activity. After a brief
introduction about some problems linked to the uses of the terms play and game, this will be an
attempt to confront the relationship between the study of play and some
fruitful contaminations with the philosophy of language. Then, the distinction
between mémoire
volontaire and mémoire involontaire elaborated by Walter
Benjamin (to some extent connected to the previous questions) will be used as a
metaphor for representing different and sometimes conflictual strategies in
collecting. In the middle of the XVIII century the shift from the
individualistic, purposeless and playful practice of collecting to a centralist
and institutional one, was not without its birth pains.
Some "old fashioned" collectors were victims of mockery and
irony in all Europe. In the final paragraph will be presented some examples of
contemporary collecting practices, drawn also from personal research, to
demonstrate that despite condemnations and ridicule the sense of wonder and
playfulness in collecting is still alive and well.
Happy and Unlucky People
To say "play", is to be aware that some clarification is
needed. There are several definitions of "play" in the specialist
literature to which TASP has contributed in influential ways, most recently;
Sutton-Smith (1999); Henricks (1999). The different meanings between play and
game in native English language were and still are very useful as a distinction
to increase the theoretical underpinnings in different fields, from G.H. Mead
(1896) to von Neumann and Morgenstern (1944) or Avedon and Sutton-Smith (1971,
pp. 1-8).
One can imagine the difficulties that English translators encountered
when they faced the two holy texts for the study of play: Huizinga's Homo Ludens and Caillois Le Jeux et les Hommes, and even in
translating the notion of Sprachespiel of Wittgenstein. Additionally, it is
possible to read in Allen L. Sack (1977, p. 186), John R. Bowman (1978, p.
241), Janet C. Harris (1981) about their uneasiness with the way Huizinga and
Caillois used (or misused) the terms, play and game. But the problem is only
inherent in the translation. Italian, French, Dutch or German languages, have
only one term to express both play and game, in turn 'Gioco', 'Jeu', 'Spel', 'Spiel'. That fact makes
these scholars very happy when talking about play and game in everyday life:
They don't have problems of choice or risk mistake. They are, instead, less
happy, and to some extent, unlucky when having to shift to other levels of
reflections, in observing, studying, defining, interpreting, sometimes
explaining this nebulous and strange, odd, or quirky - as Sutton-Smith says
(1999, p.245) - human and non-human activity.
Caillois is less French-centric than one would think. His invention of
the two tensions that drive the players - namely paidia and ludus, "ways of
playing" as he said - is a good tool to render the difference, omitted in
the French term Jeu, between a turbulent, disorderly playful activity
and a ruled, organized and socially rooted one.
For von Neumann and Morgerstern (German-centric?) the terms play and game are two of the Theory of Game's "Termini
Technici", forming a sort of hierarchy. These terms don't indicate two
different styles of playing but two different levels of conceptualizing
the field of study, one more abstract and the other more concrete. "The game - as it is read - is
simply the totality of the rules which describe it. Every particular instance
at which the game is played - in a particular way - from the beginning to end,
is a play" (von Neumann
& Morgenstern, 1944, 49). Therefore, the game is an "abstract
concept" and play is one of the endless concrete, indexical reifications
generated by the rules of such a game. This difference recalls the difference
between langue and parole elaborated by Ferdinand de Saussure in his Course in General Linguistics in which he often
uses the chess game as a perfect metaphor of language. According to de Saussure
(1973), langue is the whole set of
super-individual rules (a "social fact") and parole is the concrete
individual act of speaking (the chess move) generated by the rules the
speaker (player) knows.
That of von Neumann and Morgenstern is a strong definition,
ascribing to one philosophical perspective that rejects conceptual
indeterminacy and skepticism about knowledge (Sassower, 1995, 54). As a matter
of fact it seems that play without a generating (and intelligible) ruled game
is not possible in the Theory of Games.
The same kind of problems will be faced also in parallel and more
recent play literature, as summarized by Linda Hughes (1983). In her article
the question about the rules of an abstract game and the actual event of
playing is answered by adopting the term gaming, "to distinguish between the
game itself and what the real players do in constructing a particular instance
of that game" (Hughes 1983, 189).
Chess game, ball play and Language
Almost in parallel to von Neumann and Morgenstern, Wittgenstein in his Philosophical Investigations (1953), started in
1941 and concluded in 1949, seems to handle at the highest level the
long-fruitful-contamination between play and language. But in a very different
way from the Theory of Games, as Lyotard suggests (1979, 23 n.). Both the notions
of Spiel and the consequent Sprachspiel in Wittgenstein
can't be "mastered" by one definition or rules. It is not by chance
that Wittgenstein opted to neglect his preferred chess metaphor in favor of a
more fluid metaphor found in paragraph 83. He needed to show the enlightening analogy
"between Spiel and language". So he uses an imaginary,
strange, quirky ball: Spiel (better play in this case) between men who
enjoy throwing the ball to each other in a very odd and changeable manner
without given goals, predictable outcomes and settled rules. Wittgenstein seems
to suggest to us that it isn't worth trying to find different rules in every
single throw (elsewhere, in par. 81 and 82, he talks about the possibility, in
the Sprachespiele, that rules can be
missed or hidden to the same speaker-player who acts a discursive sequence).
Therefore, it is better to try to grasp the whole flow of such strange
playing, with its internal blurred (and often not drawn at all) borders. Maybe
that in playing, we "make up the rules as we go along" and change the
rules "as we go along", as he says in English (§ 83). That is a weak definition of Spiel; we either want to
refer to play or game. Instead, in the Theory of Games:
The rules of the game, are absolute commands. If they are ever
infringed, then the whole transaction by definition ceases to be the game
described by those rules (von Neumann & Morgenstern, 1944, 49).
To the contrary, in the case shown by Wittgenstein, the young men
change and break, perhaps ignore rules, but the ideal transaction between them doesn't
cease for the simple reason that they keep on playing. The Spiel they are playing is
notdescribed by agreed-upon rules. The only definition
we can give in this case is after the fact, to evoke Clifford Geertz (1995); that is to say we
can find rules after the game is done (Wittgenstein, 1953, § 82). Such a form of
feedback loop, searching everywhere a rationale, was one of the favorite procedures of past
anthropology. Today, more often, anthropologists (see i.e. Clifford &
Marcus, 1986; Borofsky, 1994) prefer to surrender to the evidence and accept
that sometimes (though not always) human behaviors can lack driving rules or
underlying rationale.
All such a boring digression to say that we can find even in the
history and studies of collecting, many of the problems raised in studies of
play.
Memories in conflict
Walter Benjamin, in his Das Passagen Werk (1982, pp. 269-280), addressed his
attention to the Huizinga's concept of Magic Circle. "The true collector"
for Benjamin inserts objects into a safe and protected space, freeing them from
all utilitarian connection. The new type of connections between objects
invented by the collector lies on a special kind of memory or reverie, defined in French
terms by Benjamin's mémoire involontaire (involuntary, unintentional memory).
The "canon" of this mémoire involontaire is "a certain
productive disorder". The mémoire volontaire is instead a sort of
"register that provides the object with an order's number behind which
[the object] vanishes"(1982, p. 280). And this recalls something that can
happen to the objects in the more traditional museums with their aseptic
labeling systems.
The mémoire involontaire, as conceived by Benjamin, seems
to produce the same "productive disorder" of the strange, odd and
quirky ball play depicted in the Philosophical Investigations. The rules of the
collector/player, if they are any, can be hidden, eluded, changed "as we
go along"(Wittgenstein, 1953, § 83).
The mémoire volontaire, instead, with its more rigid strategy descending
from a previous, intentional project, seems to produce something similar to a game,
Games are repeatable because of their systematic pattern and their
predictable outcomes. Play on the other hand is less systematic, and is
open-ended with respect to outcomes. In a game, the participant's voluntary
control over procedures has been subordinated in anticipation of, but without
guarantee for, a given goal (Avedon & Sutton-Smith, 1971, p.7).
Moreover, in the constructs produced by the mémoire involontaire it is possible to
find the whole range of such a type of continuum whose ends are the play and the playful (Sutton-Smith 1997,
pp. 147-150), "where play [is] contained by frames and playful [is]
disruptive of frames" (Ibid., p.196).
Productive disorder and ordre méthodique
In his writings about the collector, and the difference between mémoire involontaire and volontaire, Benjamin seems to
grasp and summarize the core of a long controversy. In the western history of
collecting it seems the shift is important - in the middle of 18th century -
from the individualistic and diffused practices to the institutional and
centralist ones, with the birth of the more important European national museums
like, for example, the British Museum (MacGregor 1985).
Emblematic of this shift is the strong and ironic
"death-sentence" that Diderot and D'Alembert (in the second tome of
the Encyclopédie, 1757) passed
against every form of naive and purposeless collecting. There are three entries
particularly interesting, namely Bibliomane, Bibliomanie, and Cabinet d'Histoire Naturelle (Bibliomania,
Bibliomaniac and Cabinet of Natural History). Here the French Encyclopedists
seem to serve an obituary of the eclectic, dreaming and wondering collector,
with his obsolete Kunst-und Wunderkammern, Art and Wonder Cabinets. They
state the primacy of the spiritual pleasures on the visual pleasures:
"L'ordre méthodique […] n'est presque jamais celui qui est le plus
advantageux aux yeux" (the methodic order is never the most suitable to
eyes, s.v. Cabinet d'histoire naturelle).
Actually many of these kinds of collectors were already important in
previous centuries. The great "collecting machine" (Lugli, 1983, p.
94) started in all of Europe after the 14th century. This machine assembled,
preserved and saved a huge amount of artistic, bibliographical, archeological,
naturalistic goods, rarities and curiosities. In many cases that disseminated
private patrimony stands at the beginnings of the most prestigious public
national museums (Pearce 1994, p. 197). Good evidence for this process was the
life of the legendary British collector Hans Sloane (1660-1753), probably the
last heir of this old "collecting machine"(Alexander 1996, pp. 44-45;
MacGregor 1985, pp. 157-58). He, MacGregor says, "takes us beyond the end
of the seventeenth century and beyond the point where the term 'Cabinet of
curiosities' has any useful meaning".
When Sloane died, he left, for only 20.000 pounds, his huge eclectic
collections to the British Crown. So in 1759, thanks also to a special lottery
arranged by the Parliament raising money to sustain the offer, the British
Museum was born.
But Diderot and D'Alembert raised the problem of the rules of
collecting, the rational (and "ordered") way of gathering, selecting
and displaying objects. For the Philosophes the driving principles for a good,
educational and useful Museum must be external to a single individual, neutral
and in accordance to the criteria of the institutional scientific and
historical knowledge. In other terms it seems that from the middle of the 18th
century a sort of argument started between mémoire volontaire and mémoire involontaire that can be
reconnected even to the different meanings we can give to the terms game and play.
The public and institutional counterpart of collecting and displaying
objects - in the aims of theorists - must be "mastered" by definite games, and only the
specialists in every field of knowledge can settle and legitimize the rules of
these games. Also for the ethnological collections, the "Museum Era"
(from 1840s to 1890) was established quite in accordance to the main paradigms
of theanthropological theories (Stocking, 1985).
English and Venetian mockeries
Even in the popular and public opinion we can find clues of the same
suspicious and ironic attitude about the private collectors. In his long life,
Hans Sloane was esteemed and honored by sovereigns, scientists, and famous
intellectuals. But he couldn't escape from the fun that many contemporaries had
with him. Poets and humorists wrote satirical verse about his "knick
knackatory" and his frenzy for strange and rare objects (Alexander 1996,
pp. 44-45). For example, James Salter authored a true masterpiece of mockery,
not too far from the austere Chelsea's home-museum of Sir Sloane:
[He] sets up a comic museum in his Don Saltero's coffee-House in
Chelsea. It contained an asbestos purse from North America that Franklin had
sold Sloane but also such fakery as 'the Queen of Sheba's Fan and Cordial
Bottle' and 'Pontius Pilate's Wife's Chambermaid's Sister's Hat. Saltero
printed a satirical catalogue of his collection (Alexander, 1996, p. 45).
In the same period, even in Italy, evidence is found of a similar
satirical attitude toward the collectors.
The Carlo Goldoni comedy of manners La Famiglia dell'Antiquario (The Family of the
Antiquary) was performed for the first time in Venice in 1750. Here the target
of the severe irony of Goldoni is a Venetian Count, Anselmo Terrazzani.
Anselmo is completely devoted to cultivating his passion for antiques,
archeological relics and rarities, an exclusive fashion in the period of the Grand Tours. But he doesn't have
any specific knowledge about this stuff. His desire to possess rare and unique
objects is so strong that he becomes victim to all Venetian cheats. Harlequin
and Brighella, the two famous Italian servant-masks, have the task (a quite
imperative one) of taking advantage of the insane and blind frenzy of their
lord, palming off every sort of knick-knack to him. The "collection"
of Count Anselmo is actually an incredible gallery of dearly paid fakeries.
Pantaloon, the classic Venetian merchant-mask, is assigned the task
embodying bourgeois common sense, solid, frugal and far from all aristocratic
extravaganzas.
In this duetto (Scene XVIII, Act first) Anselmo shows to Pantaloon
the last ingenious swindle acted by Harlequin and Brighella:
[…] ANSELMO: Good morning, my dear friend.
You that are a merchant, man of the world and connoisseur of rarities, please
value for me this beautiful antiquity.
PANTALOON: What a great opinion you have of me as a merchant, that you
request I value an oil lamp.
ANSELMO: Poor mister Pantaloon, you don't know anything. This is the
Eternal Light of the Sepulchre of Ptolemy.
PANTALOON: [Laughs]
ANSELMO: Yes, of Ptolemy, found in one of the Egyptian pyramids.
PANTALOON: [Laughs]
ANSELMO: You laugh because you aren't a connoisseur.
PANTALOON: Very well, I'm ignorant, and you are such an expert. I don't
want to pick a quarrel with you about that. But I tell you that everybody in
the town wonders how a lord like you can lose his time and his money for this
sort of bullshit.
ANSELMO: Gossip of the envious. The same people that condemn me in
public applaud me in private.
PANTALOON: There isn't anybody that envies your gallery, which consists
of a wealth of rags. […].
ANSELMO: In this world everyone has some kind of leisure. Someone
plays, someone goes to the taverns, and I amuse myself with the antiquities.
[…]
Well, Anselmo is certainly a "victim" of all kinds of
"false identification" which in this Goldoni comedy seems a grotesque
and extreme case of the cultural allodoxie depicted by Bourdieu (1984, chap.
6, par.1), namely the heterodoxy perceived as orthodoxy, connected to a strong
desire of distinction. Anyway, Anselmo Terrazzani remains a dreamer who
has chosen collecting objects as a form of leisure and a way to be consumed by
wonder.
In the following centuries the literature will show a plenty of
evidences about collectors, seen often as characters signed by passion, but
also by a sort of social liminality and inner inscrutable extravaganza. The
novel Le cousin Pons (1994), that Balzac
wrote in 1847, is a true masterpiece in this sense. The intriguing charm of the
collectors still seduces contemporary intellectuals and writers (Rosenberg
1970; Chatwin 1988; Sontag 1993). This literature offers unique insights into
collecting and strategies of identity construction, one of the most interesting
themes of the contemporary “collection studies”. Akin (1996) writes:
Measuring the relative popularity of a type of collection within a
society can indicate cultural norms, and the way people relate to the rest of
society is often defined in terms of social acceptability of their collecting
passion. Collector defined themselves and are defined by others, in part, by
what they collect. Obituary notice, for example, often mention the deceased’s
collecting passions (p. 109).
Wonder is still alive and well
Etherodoxy apart, the conflict between the two different tensions in
collecting strategies, one more idiosyncratic, playful, and disordered (as in
the ball-Spiel of Wittgenstein) and the other more ruled and
useful, appears even inside of the museum's multiple and overlapping images.
According to Greenblatt (1991, p.54), the two distinct and alternative
"models" for museums - namely resonance and wonder - are inescapable in
the past and still now "for both the poetics and the politics of
representation".
Although the condemnations and sometimes damnation of what Benjamin
called Mémoire
involontaire, a huge deal of evidence (literary, historical, from
collection studies, from anthropology, from material culture studies, from
field work etc.) seems to show that playfulness and wonder are - still now -
the major driving force of several collectors.
For many authors, such as Susan Stewart (1984, pp. 32, 151), Danet
& Katriel (1989), and Susan Peirce (1993, pp. 50-55), the private side of
collecting is a form of play. Generally it is a free and voluntary activity
conducted during leisure time, even though some collectors define themselves
ironically as "addicts" like Peggy Guggenheim(1997). In those works,
collecting is a form of play "with classification". According to
Susan Stewart and James Clifford (1988) (and before them Baudrillard 1968),
classification and knowledge about objects represent the shift from "an
excessive, sometimes even rapacious need to have […] into ruled
governed, meaningful desire. Thus, the self that must possess but cannot have
it all learns to select, order, classify in hierarchies" (Clifford 1988,
218-19).
Even in childhood, says Clifford, sooner or later the little collector
will learn to display in a proper way dolls, model cars or dinosaurs. That
makes the difference, above all for the adults, between a sane collecting and
"the dark side" of collecting, says Pearce (1993, p. 51), namely the
fetishism, the compulsiveness, the misery or the coprophilia.
As in the study of play (Bateson 1971; 1978; Goffman 1974, pp. 40-41)
the question of the frame is central in the study of collecting. Inside the
"magic circle" of a collection something happens to the objects. Even
the most mundane and trivial ones become different from what they were in their
original context and enhance their value, at least subjectively. For Appadurai,
this is the power of "the esthetic of diversion"(1986, p. 28).
The objects become semiophores, in terms of Pomian (1990), that
is to say "meaning carriers". They cease to be useful and mere
"things" and become material words of special discourses and esthetic
constructs.
But this strong divide between things and semiophores, between useful and
collectible objects seems sometimes to collapse when the behavior and the way
of life of certain collectors are considered. Even the object's interpreting
frame sometimes tends to blur and not only to the eyes of an external observer.
Evoking Bateson, the implicit message, "This is a collection", can be
neglected by the same collector.
In my research I encountered and interviewed many Italian collectors.
Some of whom are wealthy and important. One collects, with passionate care and
capacity in selecting authentic items, precious objects, antiquities,
archeological relics etc.
In this case, generally their homes exhibit only a discretional amount
of the whole collection. The rest is kept elsewhere; it may be in an armored
room or in bank vaults. To some extent, the objects of great value are
self-framed; to handle them is difficult and dangerous. For them the usefulness
is truly "banished forever", as Benjamin says.
But there are other drifts in the contemporary practices of collecting
that I encountered in specialist literature (Mullen 1994; Windsor 1994; Belk
1994; Pearce 1998; Pertinaz 1996; Bloom 1997) and in my research. The
collections of extreme ephemera and minimalist items, objects we can find in
everyday-life, such as beer-mats, tourist souvenirs, cans or telephone cards
seem to be, as Susan Stewart suggests (1984, 167), "anticollections".
In some cases the collector draws material or virtual boundaries between objects
of normal use or consumption and collectibles, placing the latter in windows,
shelves, albums, hanging them on walls, and so on. Sometimes the message,
"This is a collectible object, don't use that as a trivial object",
is clear for the collector and the external observer. But at other times the
frames tend to fade even in the mind of the collector, and not only in the case
of junk or tat objects. For
example it is possible to see people playing like children with their old and
precious pinball machines, jukeboxes or magic lanterns and sharing their
enjoyment with friends.
Robert Opie, Jona and Peter's son, has founded his own Museum of
Advertising and Packaging in Gloucester. But he lives in a crammed home with
"boxes, tins, bottles, trade signs" and other stuff. Actually, as
Robert said to Elsner and Cardinal in an interview: "There's nothing which
I can not find a reason for saving". His archaeology is the every day
life around him, his hunting ground.
Boundaries fade in the words of Peter about his usual supermarket
experience, "Have I actually got anything for dinner? I have only bought
that I didn't want.Then I'll think: Can I find something I want to eat that is
also useful for the collection?" (1994, pp. 25-48).
The oneiric house of Fiorella and Sandro Perolini, in their seventies,
is one more example of happy and blurred cohabitation between collectors,
things and semiophores. They are two well-known - among the specialists -
Roman collectors of folkloric objects, of global craftsmanship, of memorabilia. The house encloses,
like an eclectic postmodern Wunderkammer, an upper unbound set of citations
of collections, real or virtual. There are, obviously, well consolidated
thematic nuclei (cribs, pottery whistles, toys, devotional iconography, etc.)
which are an important patrimony of folkloric goods sometimes used by the
National Museum of Arts and Popular Traditions of Rome for its temporary
exhibitions.
However, the amused and poetic curiosity of Fiorella and Sandro,
unchanged through the years, doesn't preclude the eclectic ephemera, generating multiple
and overlapping citations of possible drifts of new collecting, even with a few
items.
The shelves can contain a couple of quirky salt & pepper shakers,
souvenirs, carillons, pens, odd glasses, erotic or grim jokes, ending with
grasping clues of the latest fashion of McDonald's Happy Meal.
As for Robert Opie, probably one of the keys for understanding
something of their particular construct is the personal ability to reframe
ironically the objects (Danet & Katriel 1989, p.261) and, to some extent,
to reframe ironically themselves.They often play with the visitors the
intentional role of tricksters, acting for her/him small and wonderful
performances. As for a touch of a magician, toys animate, carillons play, radios
sing, skull walk. Visiting their home is like the Alice’s journey into the
world behind the mirror, where Fiorella and Sandro play, in turn, the amusing
role of the Mad Hatter or the Cheshire Cat.
They live in their collections that form a whole with the domestic
symbols and commodities. Their relationship with the objects is one additional
evidence – pace Pomian – of “the fact there is not firm user/collector
dichotomy” (Akin, 1995, p. 103). In their long careers as collectors, they have
changed and sometimes ignored the rules of their unique, idiosyncratic play. It has been enough
to have a great deal of intellectual curiosity motivated by pleasure, irony,
taste, sensitivity and capacity of discovering humor and the flare of poetry in
the more humble and neglected objects.
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in La poesia di Franco Scataglini , Convegno di Studi Ancona 3-4 dicembre 1998, il lavoro editoriale
È comune oggi la tendenza a rapportare troppo frequentemente Leopardi
con autori contemporanei, in molti casi di scarso valore
È comune oggi la
tendenza a rapportare troppo frequentemente Leopardi con autori contemporanei,
in molti casi di scarso valore, quasi che il riferimento al grande possa
accrescere la qualità di opere assai discutibili. Più che fondati e costruttivi
sono invece i confronti intertestuali tra il recanatese e quanti hanno
arricchito la tradizione letteraria del nostro secolo, tra i quali:
Montale, Ungaretti, Saba, Zanzotto… e Franco Scataglini.
Ricostruire il
sentimento di quest’ultimo nei confronti di Leopardi non appare comunque
difficile. Scataglini infatti non amava particolarmente Petrarca anche perché
la soggettività di quest’ultimo non riguardava il pensiero: già questo permette
di intuire che, di conseguenza, amasse invece Leopardi, la cui poetica non tendeva,
come quella petrarchesca, ad una personalità universale, ad un soggetto che
nella sua estensione massima includesse l’anima mundi. Il soggetto nella poesia
di Leopardi è, al contrario, assolutamente individuale, particolare, concreto.
Questa soggettività dell’Io poetico, e dunque questa modernità, accomuna
Leopardi a Franco Scataglini.
Parlare però di
soggettività per le opere che hanno preceduto La Rosa e per El Sol, un poema
autobiografico pubblicato postumo, è facile. La cosa apparentemente si complica
per La Rosa, ma soltanto apparentemente, perché il soggetto pensante, o meglio
il poeta pensante, è dietro ad ogni verso. Scataglini effettivamente, in prima
persona, risogna il sogno, gli dà un’oggettività moderna.
Ed ecco allora che
ci troviamo a parlare di che cosa sia stata l’oggettività per Leopardi.
All’oggettività Leopardi è arrivato dopo le Operette Morali, dopo cioè aver
valorizzato la filosofia come strumento di conoscenza del vero, un vero che può
essere argomentato, teoricamente dimostrato, il che significa che il soggetto
non limita la sua esperienza al vivere e sentire, ma la estende al pensare.
Questo pensiero si basa sull’esperienza: tutti i dati della conoscenza si
fondano su di essa, che diviene allora l’unico criterio per giungere alla
verità. Ebbene, si può essere certi che la parola esperienza è fondamentale,
costituzionale, della poesia di Scataglini. Esperienza significa assistere,
vivere in prima persona l’evento, sia anche questo un sogno del Medioevo, e poi
filosofizzarlo, cioè giungere alla sua oggettivazione. E’ quanto il grande
Leopardi ha sempre fatto. Se proprio si volessero degli esempi, può bastare il
riferimento ad A Silvia, al Canto notturno, alla Ginestra nella quale per
l’appunto c’è il soggetto Giacomo Leopardi che alle pendici del vulcano osserva
“[…] Questi campi cosparsi / Di ceneri infeconde, e ricoperti / Dell’impietrata
lava […]”; e quando al “fior gentile” dice: “[…] al cielo / Di dolcissimo odor
mandi un profumo[…]” se ne ricava la perfetta sensazione che quel profumo
realmente è stato un’esperienza del poeta che sempre nella sua anche biografica
soggettività in quel luogo ha visto “[…] dall’alto fiammeggiar le stelle,
/ Cui di lontan fa specchio / Il mare, e tutto di scintille in giro / Per lo
voto seren brillare il mondo […]”.
Leopardi si serve
di un luogo, il Vesuvio, che assume a simbolo della desolazione, dello
spaesamento dell’uomo nel mondo, così come nel Rimario agontano luoghi-simbolo
della condizione umana sono il mattatoio, il carcere, così come nella Rosa
luogo simbolo della privazione, della mancanza, è il giardino.
Certamente nella
Ginestra come altrove, nella loro tensione filosofica, troviamo riflessioni,
polemiche e proposte. La stessa cosa accade anche nella Rosa, solamente che
riflessioni, polemiche e proposte non sono esplicite, sta alla sensibilità del
lettore arrivarci, scoprirle. E questo è accaduto perché tra la tendenza di
Leopardi all’oggettivazione e Scataglini non dimentichiamo che sono anche
passati Eliot, Montale, con la loro teoria del correlativo oggettivo. Ma nella
Ginestra, come nella Rosa, manca la prospettiva di risolvere utopicamente i
rapporti umani.
Antonio Prete parla
della ginestra come del sintomo dell’assenza, considerando non la fragilità del
fiore del deserto che sa resistere ma il fatto che la ginestra muore. Non si
rapporti il fiore-ginestra al fiore-rosa ma la ginestra al
protagonista-narratore della Rosa. E’ quest’ultimo la vittima, come vittima
dell’ideologia del progresso, è l’uomo che con il suo sapere civile produce non
vita e benessere ma miseria e morte. Leopardi e Scataglini vedono dunque l’uomo
nella sua debolezza, nella sua infermità, e non vi scorgono la forza che vi
avrebbe visto un’illuminista.
Anche il tema
dell’esclusione avvicina Scataglini a Leopardi, e non perché quest’ultimo fosse
un solitario che non partecipava ai moti risorgimentali (sappiamo bene che,
sebbene contestasse l’ottimismo dei liberali, era dalla loro parte), ma perché
Leopardi era, al suo tempo, inattuale. E ne era perfettamente consapevole,
visto che nella Sera del dì di festa ha gridato tutta la sua solitudine.
Scataglini, poeta moderno, come già accadde a Leopardi, non vive in sintonia
con il mondo esterno ma è, con gli istituti di questo mondo, in contrasto.
Perduto l’errore, il fortunato “errore” degli antichi, entrambi hanno il senso
della marginalità dell’uomo che non ha più nulla da celebrare se non le proprie
angosce, il proprio senso del desiderio. Entrambi intendono la poesia non come
un adornamento ma come un modo di essere. Ed è solo attraverso quest’essere
poetico che possono in parte superare la solitudine cui la ragione li ha
condannati.
Si possono
analizzare altri punti di contatto a livello tematico: il concetto, ad esempio
della dignità dell’uomo in Leopardi: tanto più l’uomo conosce la sua
piccolezza e tanto più è grande. Ma questo tipo di conoscenza è forse il solo
al quale l’uomo può aspirare di giungere perfettamente, perché certo all’uomo
non pertiene di sapere quale sia il senso universale della vita. La Rosa
infatti non ci racconta semplicemente la storia di un innamoramento ma, come
scrive Arcelli, va letta come una metafora altissima della intangibilità della
conoscenza e della felicità. Ma per Leopardi, seppure infelice, l’uomo non
rinuncia alle sue illusioni consolatorie. Per Scataglini potremmo dire: non
rinuncia al giardino, il luogo in cui la rosa (e per rosa intendiamo quello che
preferiamo: la persona amata, la poesia, la verità, il senso della vita) è per
l’appunto desiderata, metafora di ciò a cui l’uomo aspira e non ottiene.
Insomma, è la stessa posizione del pastore che interroga la luna. Non è la sua
una domanda retorica, da arcade, è una domanda che vorrebbe una risposta. La
luna non regala parole al pastore così come la rosa non si lascia cogliere.
Luna e rosa darebbero il senso del quale l’uomo non si può appropriare. Il
piacere è impossibile da conseguire; e Scataglini tronca, nell’impossibilità di
raggiungere la rosa, il suo poema. In pratica, lo interrompe dove il discorso
si soggettivizza. La stessa cosa ha fatto Leopardi, ci ricorda Ungaretti, non
solo nella Crestomazia, riportando i testi del Varano, ma anche
nell’Appressamento e nella II Elegia che per “salvare” ha per l’appunto
modificato in sogno, in frammenti precipitati nel sogno. Anche in Leopardi c’è
insomma, elevatissimo, il senso della mancanza, della privazione.
L’uomo, nel mondo
che è diventato, nella sua impenetrabilità, un deserto, è uno sconfitto. La
condanna consiste nel dover continuare a vivere proprio nel deserto, dice
Leopardi, nell’esclusione dal giardino, aggiunge Scataglini. E allora non si
può non riferire questo pensiero all’altro che riguarda l’impossibilità di
appagare i propri desideri (Zib. 40). La felicità infinita è irrealizzabile
(Zib. 3846) ci insegna Leopardi. E Scataglini, non giungendo alla rosa, lo
conferma: la rosa non può svelarci la verità, ma solo quel senso della verità
che il poeta crede di avere intravisto nel sogno. E infatti scrive: “Espono
qualità / velate d’aparenza”. E questo velo non può non far pensare alla siepe
dell’Infinito. E’ solamente non vedendo che si può vedere di più.
Consideriamo poi come punto di contatto il pensiero sul tempo. Leopardi
nello Zibaldone (2419) scrive: “L’animo forte ed alto resiste anche alla
necessità, ma non resiste al tempo, vero ed unico trionfatore di tutte le cose
terrene” e sempre nello Zibaldone (4233) dichiara che “Il tempo non è una cosa.
Esso è un accidente delle cose, e indipendentemente dalla esistenza delle cose
è nulla”. Leggiamo allora, a questo punto, i versi che certo non
casualmente troviamo stampati nella copertina della Rosa:
El
ferro, cosa dura al tempo va in rasura. Niente al tempo resiste: invero, niente esiste. Quel che acrebe e nutrì, se consumò, marcì. Attempò nostro padre, re e regine leggiadre e papi e imperatori: tutti, al tempo, aleatori.
In essi, non solo si dice che persino il ferro si consuma e scompaiono
le persone, tanto l’umile quanto l’imperatore (e qui ci accostiamo al Leopardi
del primo pensiero riportato in cui si afferma che il tempo trionfa su
qualsiasi cosa terrena). Ci accostiamo anche ai famosi versi leopardiani:
[…]Or
dov’è il suono Di que’ popoli antichi? or dov’è
il grido De’ nostri avi famosi, e il
grande impero Di quella Roma, e l’armi, e il
fragorio Che n’andò per la terra e
l’oceano? Tutto è pace e silenzio, e tutto
posa Il mondo, e più di lor non si
ragiona […]
Ben più profondo appare comunque il legame col secondo pensiero,
espresso non tanto dall’aggettivo “aleatori”, quanto dal verso “invero, niente
esiste”: Ci appare dunque un’illusione consolatoria –ma alla quale il poeta non
intende rinunciare- lo stesso giardino di Scataglini.
Comprendiamo il perché Scataglini abbia scelto di evidenziare proprio i
versi riportati: per lui, come per Leopardi, il rapporto dell’uomo col mondo e
con la storia non può che generare angoscia. La vita ci riduce a poca cosa: non
resta che il sentimento, ma umile e sconsolato, della ginestra, il fiore del
deserto, dice Leopardi; quello della piccola “agave sullo scoglio” che lotta
contro il mare, enormemente grande, dice Montale; quello d’essere “sepia
dalfinata” che lascia di sé, e per un tempo evanescente, la traccia
dell’inchiostro, indizio della coscienza di essere stata una vittima del mondo,
della natura, della storia, simboleggiati dal delfino che per gioco l’ha
addentata e dunque uccisa, per poi abbandonarla alla deriva, dice Scataglini in
Carta laniena. Nel contesto della Rosa, la lava del Vesuvio, il mare che divora
l’agave, il delfino che distrugge la seppia sono resi da un personaggio dal
nome attraente: Amore. Ma non dimentichiamo che proprio Amore, contro il
narratore del poema “incocò una quadrella”. Certamente, il sentimento del tempo
nega all’uomo ogni certezza: noi, i padri, il mondo, la storia, non siamo, nel
nostro divenire, che precarietà. Non accettando il nostro essere “aleatori”,
opponendoci al fatto che “niente esiste” non cessiamo il nostro peregrinare
verso la felicità che c’è negata. Possiamo solamente supporla: protetta dalle
tante spine, sappiamo della sua esistenza: la rosa promissiva è:
[…]Beltà
de schiva unicità, lieve come un cartiglio, delicato, vermiglio, era idea ed era cosa quel bociolo de rosa. Simmetriche, duerne sul calamo, ed alterne, otto foie guarniva la rosa promissiva. Quando anusai el suo odore seppi che né p’amore né per forza strappato sarìa da l’incantato fiore, da vivo, mai. Subito l’acostai per còielo, ma invano: s’ergea contro la mano la driza delle spine come un stigio confine.
Le spine dunque si frappongono tra l’uomo e la rosa, ma l’uomo non
rinuncia al tentativo di cogliere il fiore. E’ quindi in questa tensione il
senso dell’esistenza, il motivo per cui l’uomo, nonostante l’impossibilità di
raggiungere la felicità, ama la propria vita. Il senso della vita, ci
comunicano Leopardi e Scataglini, è nel non rinunciare alle aspirazioni, alle
illusioni, è nella tensione continua ad una conquista: la conoscenza del senso
dell’essere. Ma il desiderio è uno stato di pena, ci dice Leopardi (Zib. 2861),
una pena tanto più grande quanto più l’uomo è sensibile. Non per questo è
lecito rinunciare alla vita. Ben ce lo ha comunicato nella parte finale del
Dialogo di Plotino e Porfirio, da dove viene fuori il senso vivo
dell’amore, un’anima che commossa rappresenta la propria resistenza al dolore:
“Viviamo, Porfirio mio, e confortiamoci insieme: non ricusiamo di portare
quella parte che il destino ci ha stabilita, dei mali della nostra specie”. Non
ricusiamo cioè, sembra dirci Scataglini, di rinunciare alle nostre aspirazioni,
alla nostra rosa, nella tensione del desiderio che certo comporta dolore e
sconfitta:
Amore,
non distante (no avea smeso un istante de seguimme, spiando, l’arco in pugno), alorquando me vide de l’altero fiore preso – foriero d’amoroso castigo – se fermò soto a un figo e incocò una quadrella …
La lettura dei racconti delle tradizioni, le leggende ed i miti del
continente africano, curati da Blaise Cendrars di seguito
La lettura dei racconti delle tradizioni, le leggende ed i miti del
continente africano, curati da Blaise Cendrars di seguito
all’affermazione dell’arte africana negli anni venti e trenta in Europa, mi
aveva enormemente affascinato: le leggende sulla creazione della terra, degli
animali e degli uomini, i racconti fantastici, le favole umoristiche e poetiche
generate dal folclore, esprimono una prospettiva avvincente dello spirito e
dell’Umanità mostrando delle comunanze e delle interdipendenze con altre culture.
Mi sono stupito quando, scrivendo un testo autobiografico, l’elaborato finale
di una breve ma intensa esperienza con la Libera Università di Anghiari , ho
ritrovato nel mio stesso racconto il mito dell’origine dell’Umanità, della sua
morte e della sua rinascita.
La dimensione narrativa, il narrare e scrivere di sé, incontra il mito
nel momento in cui biografia e autobiografia si configurano come narrazioni
originarie, impegnate a rivelare l’origine e la sorgente del nostro essere al
mondo, del nostro esserci attraverso una personalità ed un destino intento a
rivelarsi nel nostro racconto. Il mito di Jonas e la balena, come mito della
morte e della rinascita dell’umanità, si è manifestato attraverso l’immagine
rivelatrice delle balene sonnolenti che navigano sul mare, facendo trasparire
un’esperienza universale come metafora per collegare il passato ed il presente,
per protendersi verso il domani attraverso nuove progettualità esistenziali e
continue rinascite
Penso che sia perciò appropriato e plausibile rapportare la narrazione
di sé all’Antologia nègre di Cendras, un’antologia di sé che ci permette di
avvicinarsi a se stessi ed agli altri attraverso il potere di trasformazione
che hanno i racconti delle nostre origini, narrati attraverso metafore e immagini
mitiche sulla vita e la morte.
“Ho sempre amato attraversare lo stretto di Sicilia, osservare ad occhi
spalancati e meravigliati gli automezzi ed i treni inghiottiti da enormi balene
di metallo che si dondolano, assecondando l’oscillare delle onde del porto, a
volte dolcemente, a volte violentemente, con le loro fauci dischiuse e spaziose
imbrigliate nelle funi che le tengono a freno. I ferry-boat mi hanno sempre
affascinato, fin da piccolo, stavo ad osservare stupefatto quando si saliva a
bordo di queste imbarcazioni, impaziente di scendere dall’auto per andare a
sporgermi dal parapetto delle navi, farmi scompigliare i capelli e attraversare
i vestiti dalla brezza marina, scrutare le coste della Sicilia e quelle della
Calabria durante questo breve percorso in mare. Ho attraversato innumerevoli
volte lo stretto di Sicilia […]. Crescendo ho prestato sempre meno attenzione
alle sfumature di questo scenario incantevole, osservando disincantato le
grandi balene del mare […] Tuttavia è grazie a questi continui attraversamenti
che mi sono educato a recepire e ricevere un nuovo patrimonio di conoscenze,
con esperienze spirituali inaspettate e insperate sono riuscito a riprendere
nuovamente la via del ritorno, un eterno ritorno che alla fine è stato capace
di caricare a bordo di quelle navi una persona riconciliata con quello che
desiderava abbandonare alle sue spalle e che ritrovava alla fine d’ogni viaggio
sempre presente e in agguato da qualche parte.”
L’esperienza della scrittura di sé ci permette di riflettere e
considerare il nostro percorso umano e sociale, offrendoci uno spazio ed un
tempo interamente dedicati all’introspezione. Dobbiamo desiderarlo fortemente
poiché raccontarsi significa esporsi, è difficile commentarsi e descriversi nei
confronti degli altri, anche laddove si tratti di un unico lettore/uditore, di
noi stessi innanzi tutto o di più persone. Diventa ancora più difficile quando,
proprio attraverso la scrittura, ci accingiamo a dare una forma a quanto di più
impenetrabile vi è nella nostra esistenza. Darsi una forma è tuttavia un
impegno formativo, la consapevolezza che conquistiamo del nostro percorso di
vita e della nostra interazione con gli altri ci sospinge verso un divenire
possibile e immaginato, ma ciononostante ancora ignoto, considerando a
posteriori il nostro vissuto. C’intimorisce al contrario dare forma attraverso
la scrittura di sé ad un’esistenza contenuta in un presente sottratto alla
temporalità del nostro stesso divenire: “lo scrivere ci rende icone, ci fissa
in un racconto collocandoci in uno spazio carpito al trascorrere del tempo.
Entriamo nella non durata, ci suggelliamo nella rappresentazione della nostra
vicenda.”
Il senso delle continue rinascite che hanno assunto i vari passaggi
attraverso lo stretto di Messina, in differenti periodi della mia stessa vita,
distinguono delle trasformazioni sostanziali transitando da un litorale
all’altro di una progettualità esistenziale mutevole e in divenire. La
scrittura mi ha permesso di confrontarmi con i differenti sé che si sono resi
manifesti nel corso del tempo: differenti modi di vivere e realizzare
l’esperienza del mio essere e del mio esserci nel mondo. Si diventa di
conseguenza maggiormente consapevole della propria storia, del racconto di sé
cui diamo vita, della storia degli altri: le condizioni ed i vincoli che hanno
determinato la nostra capacità d’interagire, le pulsioni e le motivazioni che
hanno sollecitato una prossimità d’intenti. Diventa sempre più pregnante il
senso del nostro divenire richiamando alla mente la nostra storia che
riecheggia insieme alle storie degli altri.
Riconosco oggi con un certo stupore come l’autobiografia può fondare la
testimonianza mitica di un individuo collocato nella temporalità : è in questo
senso che interpreto il mito della morte e della rinascita come elemento
sostanziale del mio racconto autobiografico. Alcuni eventi sostanziali hanno
segnato la successione di slanci esistenziali diversi configurandosi come dei
cicli tematici d’eventi ed emozioni, piuttosto che narrazioni cronologiche,
dove alla perdita di senso dell’esistenza subentra la capacità di auto
determinarsi e proiettarsi verso un altro avvenire possibile.
La scomparsa precoce di mio padre mi aveva addolorato e demoralizzato
profondamente, indebolendo la valenza della mia ricerca giovanile di
contemplare e desiderare alcuni valori e ideali. L’abbandono prematuro dei miei
studi liceali per un impegno di vita concreto e lavorativo, reazione e
resistenza della mia giovane età nei confronti di un’istituzione scolastica
lontana e insensibile alle reali esigenze educative ed i bisogni formativi dei
più giovani, mi aveva guidato verso un modello dell’autodidatta; alla ricerca
di guide spirituali in grado di conciliare una cultura alternativa con un
impegno politico e sociale libertario e anarchico; armonizzando e privilegiando
una responsabilità personale e collettiva rispetto al nostro presente e al
nostro stesso destino, con il perseguimento di reali autodeterminazioni e
autogestioni delle nostre stesse esistenze sociali, economiche e politiche. Mi
recavo allora in Calabria per adempiere ad un dovere che non riconoscevo, il
servizio obbligatorio di leva, ormai prostrato dalla morte di mio padre,
terrorizzato dalla vita e dal futuro, ritrovandomi a vivere un’esperienza di
cui avrei fatto volentieri a meno. Attraversando nuovamente a ritroso lo
stretto ho disertato per non rientrare mai più in caserma, preferendo le
conseguenze di questo gesto, non mi avrebbe danneggiato più di quanto non
potessi fare io stesso in condizioni tali che inebetiscono e istupidiscono
l’umanità che c’è in noi stessi conducendoci al nostro stesso annientamento.
Abbandonando in seguito la Sicilia, per fuggire in Francia, ho intrapreso una
nuova vita, cercando in un’altra realtà che trovavo straordinaria delle opportunità
di crescita personale e professionale, andando alla ricerca di nuove radici ed
un altro futuro possibile. Ritenevo di poter soddisfare le mie capacità
creative e quelle attitudini che sentivo di poter esprimere, qualificandomi e
perfezionandomi in nuovi ambiti professionali, formandomi inizialmente
nell’apprendimento della lingua seguendo dei corsi di alfabetizzazione curati
da istituti laici e religiosi, insieme con altri migranti. Ritenevo possibile
tornare ad occuparmi nuovamente nel settore delle edizioni che giudicavo
attraente e stimolante, avevo già avuto un’esperienza stimolante prima della
morte di mio padre. Mi confrontavo intanto con il settore della ristorazione e
dell’edilizia, condividendo in modo particolare con i migranti del nord Africa
un’amicizia che mi faceva apprezzare la loro cultura.
Un altro lutto aveva purtroppo segnato la mia esistenza e quella della
mia compagna con cui condividevo quel periodo della mia vita, la morte di
nostro figlio a causa della sua nascita prematura. Le onoranze funebri mi
avevano riportato indietro di qualche anno, quando avevo perso mio padre,
rinnovando un dolore immenso, e questo mi condusse a allontanarmi da questa
terra d’accoglienza per rientrare in Sicilia, dove dopo sette anni ero
finalmente riformato dopo innumerevoli arresti, processi e incarcerazioni
poiché disertore e obiettore totale al servizio di leva, per progettare
nuovamente la mia vita. Ricostruivo il mio percorso formativo con occupazioni
sempre precarie ma che mi consentivano di studiare per diplomarmi e
ripromettermi di tentare degli studi universitari nonostante mi fossi
allontanato da tempo da questo stesso percorso, non ero mai stato uno studente
modello. Quando sono partito nuovamente per la Francia lasciandomi alle spalle
la Sicilia il domani era sempre molto incerto, con poche lire in tasca ho
bussato alla porta di un Istituto dei Salesiani a Parigi e la loro ospitalità
mi permise di non spendere subito quelle poche risorse economiche accumulate
lavorando.
“[…] quando arrivai in questa
metropoli che conoscevo appena, grazie a qualche breve visita effettuata nel
mio precedente soggiorno in Francia, questo personaggio così cortese mi accolse
con una certa perplessità, avrei dovuto trovarmi un lavoro in poco tempo per
potermi permettere di pagare un affitto, ma intanto mi accoglieva in una camera
destinata ai padri salesiani di passaggio e provenienti dall’estero. Uscivo
molto presto la mattina appena alzato e sbarbato di fresco per mettermi alla
ricerca di un lavoro, rientravo la sera dopo la cena per cercare di non dare
disturbare la piccola comunità salesiana, salutando il mio sconosciuto
filantropo e aggiornandolo sui progressi delle mie ricerche, mi proponevo di
dimostrargli il mio impegno e ringraziarlo per l’ospitalità; non mi sarei
potuto permettere di pagarmi l’affitto di una camera in quel momento, saltavo
anche la cena e in parte il pranzo pur di non sottrarre altro denaro ai pochi
franchi che ormai mi erano rimasti in quelle tre settimane di permanenza in
città; lui lo aveva compreso e credo che si attardasse più del solito nel suo
studio in attesa del mio puntuale rientro dopo l’ora di cena, cosicché
discutendo sui possibili progressi e le promosse ricevute mi accompagnava in
cucina e con la scusa di farmi assaggiare qualche piatto francese mi faceva
assaggiare per sentire il mio parere confrontandolo con la cucina italiana.”
Fortunatamente trovai un impiego nel giro di qualche settimana e da
quel momento iniziai la mia nuova carriera nel settore alberghiero, preparando i
miei studi universitari di Sociologia alla Sorbona. Riflettendo a posteriori
sul senso di questi ricordi, tralasciando e omettendo volontariamente alcuni
avvenimenti e le motivazioni che mi portarono nuovamente in Sicilia dopo
essermi laureato, iniziando nuovamente un altro progetto di vita, mi accorgo di
avere lasciato senza sosta alle mie spalle un vissuto ed un’identità personale
e collettiva che si sono trasformate attraverso identificazioni e appartenenze
differenti e successive, costruendo e attribuendo sempre un senso rinnovato
alla mia esistenza attraverso la riformulazione di un nuovo progetto
esistenziale. Mi sembrava d’esito dubbio quest’ulteriore rientro, tuttavia è
stato attraverso il tentativo di riconciliarmi e ricongiungermi con un fratello
con il quale sentivo di aver condiviso, seppure distanti, dei percorsi simili.
“Questa nostra attuale intesa è parte integrante del mio spirito
felice, abbiamo sofferto delle esistenze probabilmente analoghe, se io sono
rimasto meravigliato nel pensare alle incessanti trasformazioni che hanno
segnato simbolicamente sempre nuovi rinnovamenti attraverso i miei ricorrenti
passaggi sullo stretto che divide la Sicilia dal resto dell’Europa, sono state
le stazioni ferroviarie a segnare e suggellare simbolicamente il cammino di mio
fratello attraverso l’Europa. Non posso fare a meno di emozionarmi quando lui
stesso scrive come le stazioni ferroviarie siano state delle macchine dei sogni
che donano quello che ognuno desidera, lo immagino allora cullato dal dondolio
della carrozza del treno mentre la gente va e viene dalle proprie destinazioni,
lasciandolo nel suo viaggio solitario e senza meta; abbiamo vagato analogamente
e parallelamente per molti anni nel tentativo di materializzare i nostri
desideri. Sebbene anch’io mi sia sentito molto solo in questo percorso ho
condiviso i miei sogni e i miei timori con delle persone molto significative
per la mia vita, ma non posso fare a meno di atterrirmi per l’immensa
solitudine in cui ha vagato pensando che le uniche relazioni e contatti umani
nel suo triste vagabondare possano essere stati quei manichini che attraverso
la vetrina lo intimoriscono. Se ci siamo rimessi in piedi insieme, insieme
abbiano volto gli occhi al cielo per afferrare le stelle e impadronirci del
nostro stesso destino […].”
E’ stata infine quest’ulteriore esperienza a permettermi di comprendere
come sia presuntuoso dare risposte a insufficienze e necessità personali se non
siamo in grado di assumere su di noi la responsabilità degli altri, se non
siamo in grado di riconoscere e restituire alle persone la capacità di
desiderare, di ambire con uno slancio autentico a raggiungere le stelle per
riprendere in mano il proprio destino. Sono adesso maggiormente consapevole
come non sia possibile ignorare oppure occultare quanto vi è di autobiografico
nelle nostre scelte, pensando all’orientamento professionale che ho perseguito
avviandomi verso l’attività di sociologo. La scrittura di sé ci permette, di
conseguenza, d’identificare il nostro coinvolgimento e l’implicazione personale
nella scelta dei settori d’occupazione e d’applicazione delle conoscenze e
delle metodologie acquisite.
La scrittura di sé produce quindi delle conoscenze nate dall’esperienza
personale e collettiva nella quale abbiamo vissuto. Sono queste stesse
conoscenze che mi situano in una ricerca ed un riconoscimento della mia stessa
storia, nel suo rivelarsi, permettendomi d’immaginarmi proteso verso il domani.
Oggi posso rappresentarmi diversamente il ruolo e la professione del sociologo
che interviene nei contesti sociali e culturali, attenzionando maggiormente e
con particolare interesse le situazioni di disagio ed esclusione sociale: l’
“intervenant” è un artefice, responsabile e promotore, di nuovi legami sociali,
così come lo stesso Balandier affermava ; creatore e al tempo stesso generatore
di coesistenze umane alternative. Mi sembrava di cogliere questo stessa
intuizione in alcune righe di Ferrarotti che mi erano rimaste impresse, quando
non immaginavo d’intraprendere un simile percorso professionale. “Vi è un
misterioso legame, con riguardo ai sociologi, fra marginalità e creatività. (…)
Il distacco, addolorato e partecipe, o forse l’insuccesso, il rifiuto o la
rinuncia (…) non permettono che in lui si attenui la capacità di immaginare, e
di desiderare, situazioni sociali alternative, congegni o organismi della
convivenza umana diversi.” Non posso fare a meno dunque di rivendicare il
mio essere e sentirmi marginale, quando rievoco alcune esperienze, come una
risorsa per analizzare e gestire la mia implicazione personale su argomenti e
tematiche che diventano oggi l’oggetto di un intervento professionale specifico
che è andato delineandosi in questi ultimi anni.
Il senso del racconto di sé posso coglierlo oggi in un’attività
autobiografica che diventa impegno ermeneutico, una narrazione che produce dei
significati promovendo e sostenendo un cambiamento personale e collettivo
attraverso la capacità riflessiva dell’attività autobiografica e la produzione
di consapevolezze aperte verso il cambiamento. Quelle stesse rinascite
rivissute in modo più consapevole ricreando un’esperienza che può diventare una
nuova possibilità di costruzione di sé, restituiscono un vissuto ed un passato
recuperato attraverso la memoria: attraverso questa sollecitazione i ricordi si
riconquistano riscattando un senso sempre inedito del nostro vissuto attraverso
la meditazione, intesa come attenta considerazione e riflessione interessata ad
approfondire e comprendere se stessi, la nostra esperienza e l’altrui presenza,
o ancora attribuendo sempre nuovi significati agli avvenimenti che narriamo e
che abbiamo condiviso con altri.
Sono rimasto sorpreso di come la narrazione di sé possa trasformarsi in
arte dell’esistenza, dove attraverso la riflessione sul nostro percorso di vita
creiamo e ricreiamo noi stessi. L’atto creativo è proprio racchiuso in questo
raccontarsi e scrivere di sé che ci situa in una temporalità e in una
dimensione che sono complesse e sfaccettate. Mi ritrovo oggi in questa
prospettiva creativa di se stessi e dei rapporti con gli altri : la narrazione
di sé come possibilità e occasione singolare di riflessione sulla nostra
esperienza individuale e collettiva, esistenziale e professionale, trova il
coraggio necessario per descriversi in una tensione estetica come auto analisi
esistenziale, racconto di sé, in quanto progetto che chiarisca cosa siamo
divenuti ed è questa sorta d’ermeneutica che diviene un’autentica rivelazione.
Il potere trasformatore del nostro racconto, quando consideriamo le varie
metafore e i luoghi metaforici attraverso i quali c’inoltriamo e che ci
accompagnano quasi inconsapevolmente per trovare un senso e un significato
sempre diverso, ci avvicina a quello che siamo stati e che stiamo divenendo.
(per gentile concessione dell'Autore)
Orazio Maria Valastro è sociologo e libero professionista. Studio di Sociologia Professionale (Catania - Italia): collaborazioni con Enti Locali, Cooperative Sociali del Terzo Settore e Istituti Statali di Formazione Professionale, in riferimento alle politiche di lotta contro l’esclusione sociale e i servizi sociali di prossimità alla persona (attività di ricerca sociale, formazione, programmazione e realizzazione d’interventi in contesti sociali e culturali). Attività scientifico-culturali: - Associato ADRISS (Association de Diffusion et de Recherche Internationale en Sciences Sociales) e membro del Comitato di Direzione in qualità di Segretario Generale (Montréal - Québec) ; - Associato AISP (Associazione Italiana di Sociologia Professionale) e membro del Collegio Nazionale dei Probiviri (Gorizia - Italia), www.sociologiaprofessionale.it; - Associato alla Libera Università dell’Autobiografia (Anghiari - Italia); - Capo Redattore, membro del Comitato di Direzione e del Comitato Scientifico della rivista elettronica Esprit Critique, ISSN 1705-1045, pubblicazione internazionale francofona in Sociologia e Scienze Sociali; - Direttore Editoriale e Responsabile della rivista elettronica m@gm@, ISSN 1721-9809, pubblicazione trimestrale in Scienze Umane e Sociali, www.analisiqualitativa.com/magma; - Membro del Comitato Scientifico della “Revue Algérienne d’Etudes Sociologiques”, Università degli Studi di Jijel, Algeria; - Responsabile del Portale Italiano dell’Analisi Qualitativa, www.analisiqualitativa.com/portale; - Vice-Presidente dell’Associazione “Le Stelle in Tasca”, (Catania, Italia); - Iscritto all’Albo Speciale dell’Ordine dei Giornalisti di Sicilia. Formazione accademica: Laureato in Sociologia nel 1995 presso l’Accademia di Parigi Sorbonne, Università René Descartes Paris V, U.F.R. di Scienze Sociali; Perfezionato nel 2000 in Teoria e Analisi Qualitativa nella Ricerca Sociale, Corso di Perfezionamento diretto da Franco Ferrarotti, presso il Dipartimento di Sociologia e Comunicazione dell’Università degli Studi di Roma, La Sapienza; Perfezionato nel 2003 in Promozione Sociale e Prevenzione dell’Esclusione Sociale, presso l’Istituto di Sociologia dell’Università degli Studi di Urbino, "Carlo Bo; Cultore in Campo Autobiografico, Corso annuale di specializzazione del 2004, presso la Libera Università dell’Autobiografia di Anghiari. "La mia predisposizione verso le problematiche in generale e in modo particolare per il lavoro sociale e le relazioni di aiuto alla persona, rispetto alle nuove forme di marginalità e di esclusione sociale, è oggi compresa in un approccio sociologico e antropologico tra osservazione e interpretazione critica della vita e dell’intervento sociale. Un insolito percorso di vita e professionale ha senza dubbio sostenuto questa mia attitudine: l’abbandono scolastico nel 1979; l’obiezione di coscienza al servizio militare; l’esperienza di vita in Italia e all’estero; la pratica di differenti attività lavorative nel settore alberghiero, nella ristorazione e nei cantieri edili; l’impegno personale in contesti associativi, culturali e politici, rispetto alle questioni sociali. Tutto questo mi ha permesso di sviluppare una sensibilità particolare per cogliere l’altro come esperienza di vita, comprendere la formazione degli individui e dei gruppi sociali tra dimensioni temporali e cicli di vita, , esperienze sociali e l’incessante costruzione della nostra soggettività, e concepire infine delle situazioni sociali alternative per la coesistenza umana."
LO STUDIO PSICOLOGICO DELLA NARRAZIONE: TRACCE STORICHE
LO STUDIO PSICOLOGICO DELLA
NARRAZIONE: TRACCE STORICHE
L'autobiografia come
la conosciamo ora in letteratura nasce all'incirca nel Settecento, e
rappresenta uno dei pochi filoni letterari i cui antecedenti si possono seguire
quasi dalla data di nascita.
Prima le
autobiografie erano sempre di persone molto particolari: governanti,
condottieri, (Giulio Cesare - De Bello Gallico, De Bello Civili), santi, oppure
naturalmente letterati illustri. Le autobiografie erano comunemente scritte in
una chiave di norma celebrativa verso il potente dal quale avevano ricevuto
vitto e alloggio.
La novità sta nel
fatto che dal Settecento, si afferma l'idea che chiunque possa scrivere la
propria autobiografia senza essere un re o un santo o un genio, purché il
proprio percorso abbia un significato all'interno della società in cui vive.
Designiamo allora,
in modo provvisorio e generico, come "autobiografico" ogni genere
volto a cogliere la soggettività, l'unicità, la vitalità della persona e delle
sue traiettorie di apprendimento, di trasformazione ed espressione di sé, di
attribuzione di senso al proprio modo di vivere. Genere che può esprimersi
attraverso la narrazione, spontanea o suscitata, continuativa o occasionale,
fatta per sé o per gli altri, di micro-eventi significativi e ben focalizzati,
oppure del corso intero della propria vita, composta non solo per fatti ed
episodi, ma di sensazioni, riflessioni, valutazioni, giudizi e certamente
emozioni e sentimenti.
Come ci ricorda
Bollas (1991), tra i precursori dello stretto legame che si è venuto a creare
tra racconti intimi e racconti pubblici, e' stato forse sant'Agostino, nelle
Confessioni, a proporci una forma teologica adatta a veicolare una particolare
rappresentazione psicologica. Spronato da una crisi spirituale, fu portato a
riflettere sulla sua vita interiore in modo del tutto singolare.
L'introspezione era legittimata dal modello cristiano del conflitto tra le
forze del Cristo e quelle dell'Anticristo, ma la forma letteraria che nacque
dalla prassi agostiniana fu, come sostiene Abrams (1971), la prima
autobiografia spirituale pur veicolando un messaggio specificatamente
cristiano. Egli fu il primo a costruire una forma adatta a rappresentare
l'introspezione in maniera adeguata ad una sua trasmissione pubblica.
È comunque nei diari
di ispirazione puritana del Seicento (per esempio quello di Michael
Wigglesworth) - pur tenendo conto degli sforzi già compiuti da Montagne nei
Saggi e da Pascal nei Pensieri per oggettivare il sé - che il guardare in se
stessi raggiunge una profondità sistematica e viene usato in modo esplicito per
rimettere in discussione la propria identità.
Il termine
autobiografia fu inventato alla fine del Settecento, quando i tre elementi
autoV bion grafoV, che in greco significano sé, vita e scrivere furono messi
insieme per indicare un genere che comprendeva le confessioni, i diari e le
memorie. Il primo vero scritto di questo nuovo genere letterario è The
Autobiography of a Dissenting Minister di W.P. Scargill, pubblicato nel 1834.
È ancora Bollas
(1991) a ricordarci che fu Wordsworth (1850), nel Preludio, a usare la
struttura poetica non solo per la rappresentazione riflessiva del Sé - in
quanto monogramma di azione ed evento che si muove attraverso la storia - ma
per evocare i sé precedenti, in e attraverso l'atto di meditazione che
raccoglie gli elementi del passato e da cui il Preludio scaturisce. Il sottotitolo è
Growth of a Poet's Mind, an autobiographical Poem. Secondo Bollas(1991) Wordsworth spinge l'autobiografia allo
stadio successivo della sua evoluzione: "evocazione di Sé precedenti,
richiamati in essere da un atto speciale della mente, sostenuto dalla struttura
della poesia."
Novanta anni più
tardi Freud darà all'autobiografia un nuovo posto affrontando il problema
dell'analisi di se stesso, impresa mai tentata prima con tale rigore. La sua
autoanalisi, le lettere all'amico Wilhelm Fliess, nel periodo 1887-94, fra i 31
e i 38 anni, portò l'avventura autobiografica ai suoi limiti estremi. Freud,
attraverso l'analisi rigorosa dei sogni e delle associazioni libere, aveva
inventato una forma particolare per dare nuova profondità alla lingua
autobiografica: un passo avanti rispetto a Wordsworth. Gli istinti sessuali,
gli impulsi omicidi e le preoccupazioni egoistiche, che si presentavano a Freud
in modo sconvolgente ma anche avvincente, poterono essere integrati nella
narrazione autobiografica attraverso la libera associazione che permetteva di
collegarli a conflitti e nevrosi infantili. La teoria dell'inconscio permise a
Freud di fondare un nuovo modo per parlare del Sé, dando quindi un impulso al
progredire della conoscenza umana.
Il lavoro
d'introspezione, nell'esame di coscienza di Agostino e nelle rievocazioni di
Wordsworth, e ancor più l'autoanalisi di Freud hanno il merito di aver spostato
l'attenzione su un mondo intrapsichico, basato sui processi inconsci. Si tratta
tuttavia di atti intellettivi vissuti nella cornice di un'abitudine alla
solitudine, concepiti come la consapevolezza che una persona acquisisce sulla
propria mente. Sono il conseguimento di una mente isolata durante una
contemplazione privata.
A cavallo fra
ottocento e novecento il ruolo della narrativa nella costruzione dell'identità
venne messo tra parentesi. I temi classici divennero quelli della psicologia filosofica
come l'attenzione, l'immaginazione, il pensiero e la volontà. Queste funzioni
della psiche vennero messe alla prova delle possibilità metodologiche della
nascente psicologia sperimentale e si sviluppò un acceso dibattito tra i
laboratori tedeschi e nordamericani. In questa logica il settore della memoria
umana venne studiata come esperienza soggettiva cosciente, e per adeguarsi alle
esigenze del laboratorio vennero esclusi, in quanto accessibili solo tramite
resoconti introspettivi, proprio i ricordi personali. Solo la psicoanalisi in
quel periodo rimase a testimoniare un interesse per la costruzione
dell'identità.
La ricerca
sperimentale sulla memoria autobiografica e sulla narrazione ha ripreso ad
assumere un certo peso solo negli ultimi venticinque anni, in seguito ad
alterne vicende teoriche e metodologiche. Per quanto riguarda gli aspetti
metodologici, occorre ricordare l'attenuazione del rigore e la progressiva
apertura da parte del cognitivismo a variabili non direttamente osservative,
gli eventi interni soggettivamente esperiti - i processi e le rappresentazioni
mentali - fino alla parziale riammissione, entro certi limiti, dei protocolli
verbali introspettivi.
Sul piano teorico si
assiste, dalla fine degli anni sessanta, a una serie di proposte innovative
nello studio della memoria umana. La rivalutazione di precursori come F.
Bartlett e come J. Piaget, ha focalizzato due punti che appaiono
particolarmente congeniali al cognitivismo nascente: il concetto di schema, di
cui vengono proposte versioni diverse a metà degli anni settanta proprio in
relazione al ricordo di storie, e la concezione costruttivistica della memoria.
La narrazione autobiografica assume, infatti, un interesse particolare rispetto
alle nuove concezioni sulla struttura e sulle funzioni della memoria. Centrale
per il concetto di schema è la prospettiva che definisce la memoria coma un
processo attivo di ricategorizzazione e ricostruzione, e non come una semplice
ripetizione d'immagini fissate una volta per tutte nella mente. Gli schemi
della memoria incorporano, all'interno delle stesse strutture, il potenziale
per lo sviluppo e il cambiamento, condizionato dall'input ambientale a livelli
variabili.
Ogni attivazione di
uno schema produce un nuovo input che ha un certo potere di modificare lo
schema. Nuovi input sensoriali, che entrano a far parte degli schemi
interagenti e organizzati, forniscono la base per percezioni e risposte
specifiche in situazioni nuove e inedite.
Nell'ambito di
questi studi i racconti diventano lo strumento attraverso il quale gli
individui strutturano e organizzano le proprie esperienze:
"la maggior
parte se non la totalità dei ricordi autobiografici sono delle ricostruzioni e
non delle riproduzioni del passato. Queste ricostruzioni costituiscono delle
interpretazioni che formano delle storie coerenti e spesso esaustive. Non si
tratta di rappresentazioni totalmente fedeli di eventi reali, in quanto i
ricordi di tali eventi sono distorti (biased) dalle conoscenze anteriori
relative al sé e dalle variabili contestuali del momento, che ridanno forma al
passato nel presente." (Barclay e Hodges,1990).
Un altro spunto
applicativo che ha contribuito a risvegliare l'interesse per i ricordi
personali e la loro narrazione nasce nell'ambito della psicologia clinica a
ispirazione psicoanalitica; la crisi della metapsicologia psicoanalitica, che
ha condotto alla messa in questione di concetti fondamentali come quelli di
pulsione e di inconscio, privilegiando le relazioni oggettuali e un approccio
ermeneutico e narrativo, stimola a una rinnovata riflessione sull'efficacia
dell'interpretazione e sui processi fondanti del dialogo psicoterapico.
Va ricordato in
questo campo il lavoro pionieristico di Bowlby che ha contribuito alla
comprensione della regolazione e modulazione affettiva nel rapporto
madre-bambino ed allo studio degli stili dell'attaccamento. Si tratta in questo
caso di modelli non verbali, i cosiddetti modelli operativi interni, che
influirebbero sul modo di rappresentare se stessi attraverso la narrazione
verbale.
Gli studi
sperimentali sul linguaggio non verbale infantile nel contesto interpersonale
hanno orientato l'attenzione degli psicologi dello sviluppo circa il modo in
cui l'acquisizione del linguaggio verbale influenzi lo sviluppo della
conoscenza non verbale del mondo.
Gli studi
neuropsicologici hanno pertanto aperto la strada alla concezione dei sistemi
multipli di memoria. è stato proposto che i diversi moduli operino in parallelo
nell'elaborazione dell'informazione collegando tra loro le diverse
rappresentazioni sensoriali, motorie, somatiche, cognitive e linguistiche.
Le nuove ricerche si
sono rivolte in particolare allo studio dell'integrazione dell'emozione
all'interno del sistema, all'esame delle basi di questi processi nello sviluppo
cognitivo ed emotivo ed agli effetti dell'emozione nel mondo interpersonale. In
quest'ambito dalla fondamentale nozione dello schema della memoria6trae origine
il costrutto dello schema dell'emozione.
Benché gli schemi
dell'emozione siano simili agli schemi della memoria nella struttura di base e
nella modalità dell'elaborazione, sono però differenti nei contenuti, in
particolare per la dominanza degli elementi sensoriali e somatici, e per
l'importanza del contesto interpersonale nel quale gli schemi sono registrati e
richiamati; inoltre è stato supposto che la dominanza di alcuni tipi di input
subsimbolico ha la capacità di rendere gli schemi dell'emozione particolarmente
resistenti al cambiamento.
Sulla scia degli
studi di Stern (1985), sulla sintonizzazione degli affetti come forma di
comunicazione non verbale tra madre e bambino, Bucci propone che
l'organizzazione degli schemi dell'emozione di ogni persona dipenda dalle
interazioni del bambino con le figure centrali della sua vita, e dalle valenze
emotive associate con loro a livello non verbale.
L'esperienza emotiva
include quindi connessioni tra il proprio stato interno e l'espressione
manifesta, ma anche connessioni con l'aspettativa dell'influenza degli altri
sui nostri stati interni.
Riassumendo, l'interesse
per la dimensione narrativa dell'esperienza umana diviene quindi un tema comune
di ricerca in psicologia sociale, evolutiva e clinica.
ANALISI PSICO-SOCIALE DELLE NARRATIVE
Negli anni '20-'30
nell'ambito della scuola di Chicago il materiale biografico ed in particolare
le storie di vita vennero utilizzate per studiare il disagio urbano. Anche in
altre aree di indagine, quelle in cui convergono psicologia del ciclo di vita,
sociologia, antropologia e economia, l'approccio biografico viene utilizzato
come strumento per osservare il cambiamento sociale e i suoi effetti sulla vita
dell'individuo. Si parla di traiettorie e transizioni per indicare il percorso
individuale in relazione all'età ed ai cambiamenti sociali.
In questi approcci,
la storia narrata è una procedura adatta al raggiungimento della realtà
oggettiva dell'evento: attraverso il racconto di vita è possibile ottenere
delle descrizioni e delle ricostruzioni esplicative degli ambienti e delle
pratiche sociali e familiari.
L'influenza
weberiana, attraverso l'ermeneutica e la fenomenologia, porta a ridefinire gli
obbiettivi e le pratiche dell'approccio biografico: non una mera assunzione di
ciò che è direttamente osservabile, ma la tendenza ad individuare il senso, la
struttura e i processi che determinano l'esperienza narrativa e quindi i suoi
aspetti sia intellettivi che affettivi.
Da questa nuova
posizione osservativa diventa un'illusione pensare che il racconto narrativo
sia " quel che è", autoevidente e non abbia bisogno di interpretazione.
La "seduzione
narrativa" o la "banalità narrativa" potrebbero indurci a
credere che l'interpretazione nella comprensione di un testo narrativo sia
necessaria solo in caso di un'eccessiva ambiguità testuale o referenziale, in
realtà ad innescare l'attività interpretativa è lo stesso testo narrativo, in
quanto le nostre narrazioni sono volte alla [...] ricerca di un significato che
è tale solo all'interno di un certo frame, cioè di una cornice interpretativa
che consente di dare un senso ai pensieri, alle interazioni e, quindi, alle
rappresentazioni di sé. Un senso che implica una visione del mondo, determinati
criteri di valutazione delle condotte proprie e altrui, un'immagine di chi
parla. I significati che le storie veicolano, in altri termini, rinviano
per la loro comprensione, in parte ad uno specifico contesto relazionale e
culturale, e in parte all'universo interiore del soggetto narratore.
D'ora in avanti le
nuove prospettive teoriche in campo psicosociale saranno volte a sottolineare
il carattere interpretativo che contraddistingue l'analisi del materiale
narrativo: a partire, ad esempio, da Kohli (1986), secondo cui attraverso il
racconto autobiografico il soggetto seleziona e trasmette le rappresentazioni
che ha di sé per cui il compito del ricercatore è quello di interpretare le
esperienze passate del soggetto dal punto di vista del presente. Allo stesso
modo Schutze, attraverso il metodo dell'intervista narrativa, cerca di indagare
sia le caratteristiche oggettive della vita di un individuo sia il significato
soggettivo attribuito a tali esperienze.
In particolare,
trova terreno fertile il costruttivismo sociale che intende la formazione del
sé nelle varie tappe della vita come il risultato di un processo storico:
l'individuo costruisce la propria identità interiorizzando i modi in cui gli
altri lo vedono. Utilizza a questo scopo l'interazione con le figure di
attaccamento dell'ambiente familiare di origine e poi con i vari ambienti extra
familiari, (scuola, amici,colleghi,vita di coppia). Per fare la storia di
questa costruzione, più che gli strumenti del pensiero paradigmatico, il quale
ricerca rapporti di causa effetto e nessi logici necessari e stringenti,
risultano utili gli strumenti del pensiero narrativo, che Bruner (1982, 1990,
1991) caratterizza in vari scritti.
L'autobiografia non
può esistere indipendentemente dai processi interpretativi, e questi
comprendono modalità di gestione e organizzazione dei ricordi. Le diverse forme
di organizzazione dell'autobiografia "sono ciò che forma la 'mente' nella
cultura, e queste forme corrispondono ai generi.
I generi narrativi,
tipi diversi di spiegazioni non-scientifica, hanno qui l'accezione di
specifiche forme del discorso che non solo guidano lo sviluppo della narrazione
ma segnalano anche come i lettori/ascoltatori la devono intendere,
costituiscono varie modalità di pensiero...sono modelli integrali di
spiegazione che vengono evocati dalle storie e vengono attribuiti alle storie
stesse dai soggetti, i quali li possiedono come parte di un apparato di modelli
esplicativi culturalmente acquisiti che essi mettono in opera.
Vengono quindi
sottolineati gli aspetti comunicativi della nozione di genere insieme a quelli
cognitivi, nel senso che i generi sono forme epistemiche, modelli di conoscenza
che hanno un valore interattivo: come le spiegazioni scientifiche sono soggette
a regole, ugualmente lo sono le spiegazioni interpretative o narrative, che
possono rispondere a modelli mentali diversi che si costruiscono nel corso
dell'infanzia e dell'adolescenza. Questo modello di spiegazione delle narrative
è determinato da regole che possono essere applicate in modo vantaggioso a
situazioni nuove; adattarsi a nuovi casi ovvero produrne di nuovi grazie alla
loro capacità generativa. Scrive Feldman (1991):
"La capacità
generativa [in campo narrativo] riguarda la capacità esplicativa o la
generalità - un sistema finito e quindi passibile di essere appreso che può
prestarsi a una serie molto ampia, forse infinita, di (simili) applicazioni. I
sistemi generativi, allora, possono dare un'impronta alle azioni conoscitive
nella vita di una persona in virtù della loro capacità di penetrazione, della
loro ampia diffusione attraverso molti campi apparentemente differenti. [...];
la spiegazione interpretativa si applica a un'ampia gamma di azioni umane - di
sé e di altri, ora e in altri momenti, nella vita e nel testo, qui e altrove.
Un effetto misurabile della capacità generativa nei sistemi soggetti a regole è
che essa conduce a realizzazioni che <>. Perché le regole generative,
regole che si applicano in situazioni nuove, devono avere una generalità che
permette di andare al di là dei particolari di qualsiasi situazione data, e
quindi di fare inferenze oltre l'informazione data. In questo senso ogni modello
di pensiero generativo è creativo e costitutivo. E' uno strumento per produrre
nuove spiegazioni."
Vedremo quindi, come
conseguenza della "svolta interpretativa" che investe le scienze
sociali negli anni '70/'80, che lo studio sulle funzioni della narrativa
autobiografica si concentra su tre ordini di riflessione:
- Funzione
comunicativa: La relazione che intercorre tra il racconto autobiografico e il
contesto socio-culturale.
- Funzione direttiva: L' interpretazione viene intrapresa allo scopo di
spiegare le azioni umane: è una forma di spiegazione che dà una descrizione del
mondo umano in termini di stati intenzionali.
- Funzione di
autodefinizione: Attraverso la narrazione l'individuo costruisce la continuità
del sé sul piano temporale, raccordando il passato al presente e al futuro.
Ruolo della
narrazione nella collocazione sociale di sé.
L'autobiografia non
esiste di per sé, come semplice prodotto dell'accumulazione di eventi e della
loro organizzazione in memoria, ma ha la funzione di collegare l'individuo alla
cultura di appartenenza, di collocarlo rispetto a un sistema sociale fatto di
ruoli, valori, credenze e ideologie.
Bamberg (1991)
criticando le teorie che pongono alla base della strutturazione temporale dei
ricordi una sorta di universale cronologico, sostiene che sono gli strumenti
messi a disposizione dalla cultura a scandire il tempo. Questo avviene tramite
procedimenti grammaticali e sintattici, la specificità del lessico, i marcatori
del discorso, le espressioni valutative ecc., ovvero i vari canali attraverso
cui possono essere segnalati i piani temporali, la continuità regolare e
l'improvviso accadere, il provvisorio e il conclusivo.
A partire da questa
prospettiva si apre un netto divario tra la concezione di un piano di realtà
dove accadono cose che vengono immagazzinate come eventi singoli e poi
recuperate e quella di un piano del discorso dove attraverso procedure
linguistiche si creano ad hoc emergenze significative convenzionalmente
descrivibili come eventi: in ambito psicologico Jerome Bruner è stato tra i
primi a sostenere la tesi che la narrazione non solo organizza, ma rende
possibile la memoria autobiografica, affermando che le regole di stile e di
genere danno forma ai resoconti autobiografici praticamente dall'inizio della
produzione linguistica, al punto che tali caratteristiche si ritrovano anche
nei soliloqui dei bambini prima di dormire.
Inoltre, come
sottolineano anche Gergen e Gergen (1988), la narrazione non è l'attività di un
attore indipendente e autonomo, ma rispecchia conoscenze e valori socialmente
condivisi, in quanto l'intellegibilità del racconto dipende dal contesto
culturale:
"la cultura
parla attraverso l'attore, usandolo per riprodurre se stessa. Inoltre, troviamo
che la narrazione di sé dipende dalla mutua condivisione dei simboli, di
performances socialmente accettabili, e di continue negoziazioni. Infine
troviamo che le narrazioni richiedono tipicamente l'intrecciarsi delle identità
e, quindi, il supporto degli altri all'interno della sfera sociale
dell'interazione. Il sé come entità indipendente scompare ed è sostituito da
delle forme completamente relazionali" (p.40).
A sua volta, però,
il racconto autobiografico, affinché risulti intelligibile all'interno di una
data cultura, deve rispettare specifiche regole di costruzione narrativa.
Tra gli autori che
hanno approfondito la riflessione sulle strutture e sulle forme del racconto, è
di nuovo J. Bruner a proporre un'analisi che coglie le proprietà fondamentali
della narrazione, implicando nella stessa misura, qualità linguistiche,
psicologiche e culturali. Tra le caratteristiche strutturali delle narrazioni
che vengono elencate, Bruner mette in rilievo la sequenzialità, nel senso che
gli eventi accadono in un processo temporale ed hanno una propria durata; la
particolarità e la concretezza, in quanto i temi narrativi concernono
solitamente avvenimenti e questioni specifiche riguardanti le persone; poi
l'intenzionalità poiché i soggetti principali delle narrazioni agiscono mossi
da scopi ed ideali, manifestano opinioni e stati d'animo; l'opacità
referenziale perché la rappresentazione narrativa ha senso non tanto per i suoi
riferimenti od oggetti definiti e concretamente esistenti, ma proprio in quanto
narrazione, la cui verità si basa sulla verosimiglianza e non sulla
verificabilità; infine la canonicità dei racconti e la rottura della
canonicità.